Qui peut bien être ce Ramirez ? Un réparateur d'aspirateur ou un tueur à gage ? Entre Tarantino et Telma Et Louise, Nicolas Petrimaux surfe sur les films américains où l'on tire à tout va, où les mafieux sont tordus, et les braqueuses plantureuses.

Il faut flinguez Ramirez Couv Ed Glénat
Il faut flinguez Ramirez Couv Ed Glénat © Nicolas Petrimaux

Nicolas Petrimaux est un auteur malin. Avant même d'entrer dans son album, il glisse une introduction dans un commissariat. Un flic, cigarette à la main, apparaît de dos. Il tend un café à un homme visiblement intimidé.

Parlez moi de Jacques

Qui peut bien être ce Jacques dont on parle et que l'on accuse d'être un assassin ? Pour les employés de Robotop, c'est un homme discret mais surtout, un fabuleux réparateur d'aspirateurs. A priori donc, un homme sans histoire. Jamais on ne l'entend, jamais il ne se plaint. Et pour cause, il est muet. Mais serait-ce une couverture ? Jacques est-il ce Ramirez, ce tueur à gage que personne n'a jamais vu, mais que la pègre recherche ? Nul ne saurait le dire. Mais on se laisse prendre au jeu. Un billard à plusieurs bandes, où les méchants sont bien méchants, où les policiers sont largués et où les femmes, dans ce monde masculin, sont des braqueuses de banque chevronnées avec pour ne rien gâcher, une plastique avantageuse. Il faut flinguer Ramirez, c'est une histoire à trois entrées.

Film ou BD ?

Il y a du Tarantino, du Telma Et Louise dans cet album. On voit aussi clairement l'influence de Nicolas Petrimaux pour les films américains des années 80. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard s'il débute son histoire en 1987. Une histoire construite comme un story board. A juste titre, l'auteur le dit. Il l'a écrite et mise en scène. Cette notion de mise en scène dit tout. Nicolas Petrimaux introduit ses personnages, les décrit par son dessin et son texte, dans leur environnement. La mise en page fait penser à des plans de films. Gros plans des lieux sur deux pages. Gros plans sur les visages dans de multiples cases. Courses poursuites en voiture, explosions, tout y est. 

Il faut flinguer Ramirez planche Ed Glenat
Il faut flinguer Ramirez planche Ed Glenat / Nicolas Petrimaux

C'est colorisé de façon très vive. Jaune, orange, bleu, à la manière des comics de super héros, à tel point que vous avez l'impression de voir parfois, le dessin en relief. Nicolas Petrimaux ne lâche rien. Il entremêle son récit de coupures de journaux, de publicités sur la banque braquée, sur la voiture de Jacques. Cette BD est folle. Ultime coquetterie de l'auteur en fin d'album, les informations additionnelles avec son portrait décalé, ses aventures scolaires et ses courts métrages ratés. Ainsi qu'un formulaire de satisfaction sur l'aspirateur Robotop. Tout simplement génial. Il faut flinguer Ramirez aux éditions Glenat.

A VOIR AUSSI : Le site Internet de "Il faut flinguer Ramirez"

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