Giverny est le village de Monet, mais c'est aussi un village avec ses secrets. Un meurtre d'un homme va permettre à ses habitants de se dévoiler. Une belle adaptation dessinée d'un roman surprenant.

Les Nymphéas noirs couv Ed Aire LIbre
Les Nymphéas noirs couv Ed Aire LIbre © Michel Bussi, Cassegrain, Duval

La première planche qui accueille le lecteur est un miroir d'un tableau de Monet. Un paysage avec une touche d'impressionnisme. Les couleurs se confondent. Comme une impression de déjà-vu. Au loin, un petit pont de bois vert, il surplombe un étang où les saules pleureurs se reflètent dans l'eau, où les nénuphars sont immobiles. Comme si le temps était suspendu.

Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante. La deuxième était menteuse. La troisième était égoïste

Les Nymhéas noirs planche Ed Aire Libre
Les Nymhéas noirs planche Ed Aire Libre / Michel Bussi, Cassegrain, Duval

Ces trois femmes là, n'ont pas le même âge. L'une est jeune, 11 ans. L'autre est l'institutrice du village. La troisième est une vieille dame habillée de noir. On est à Giverny, dans l'antre de Monet. Ces trois femmes partagent sans le savoir, un secret. La narratrice affirment qu'elles rêvent de quitter ce village-musée, village-prison. Comme dans un conte, on vous dit que les grilles du parc de Monet vont s'ouvrir pendant treize jours seulement, au mois de mai. Les touristes pourront s'y promener à leur guise, mais il y une mise en garde pour les trois femmes.

La règle était cruelle. Une seule d'entre elles pouvait s'en échapper. Les deux autres devaient mourir. C'était ainsi

Les Nymphéas noirs n'ont rien d'un conte. Sitôt le préambule posé, les auteurs vous proposent un autre tableau. Dans un ruisseau, le corps d'un homme. Il porte un costume, le sang qui s'écoule de son corps, colore l'eau du ru. C'est ici que l'autre histoire commence. Le mort, c'est Jérôme Morval, un riche chirurgien ophtalmologiste parisien, amoureux de la peinture de Monet. Qui l'a tué ? On devine un lien avec les trois femmes présentées en préambule. La bande-dessinée comme le roman vous entraîne dans le monde cloisonné de Giverny. La veuve de Morval, l'institutrice au mari jaloux, l'adolescente qui apprend la peinture. On avance à tâtons dans un décor qui fait toujours référence aux peintures de Monet. 

Le cœur de l'histoire n'est pas où l'on croit. On attend que chacun des personnages se dévoile. Les Nymphéas noirs, c'est le théâtre des ombres, ou un jeu de dupes au choix. 

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