Pour cette première émission avec la bande de Grand Bien Vous Fasse, Maïa tombe sur une spéciale crêpes. On frôle le bizutage

Parce que le potentiel érotique de la crêpe, regardons la vérité en face, n'est pas complètement évident. Personne n'a jamais prononcé les mots "T'es chouette comme une crêpe" parce que l'expression, c'est "plate comme une crêpe". Et en sexo, quand c'est plat, c'est rarement une bonne nouvelle

D'ailleurs, on pourrait faire le constat inverse. La sexualité, c'est le royaume de la verticalité. On parle de grimper aux rideaux, de septième ciel, de montagnes russes, de vertiges amoureux. On érotise les rapports de pouvoir avec quelqu'un en dessous et quelqu'un au dessus. Bref, en sexe, on a tendance à penser quand les choses sont plates, alors elles sont lisses, sans relief, sans ampleur. 

Et pourtant 

Et pourtant, cette verticalité de la sexualité est remise en question par la nouvelle génération qui est en train de réinventer les rapports horizontaux. Qu'est-ce que ça veut dire si les deux personnes dans la pièce ont exactement autant de pouvoir? Qu'est ce qui reste de la sexualité quand on la met dans de beaux draps, à plat ? 

Plein de choses : par exemple une crêpe, ça se retourne donc dans les rapports hétéro classiques, les filles peuvent prendre le pouvoir. Il y a même un mot spécial pour décrire ce renversement le "power bottom", ça veut dire le pouvoir de la personne qui est en dessous, donc la personne qui fait la crêpe. 

Et ça, c'est intéressant parce qu'au lieu d'avoir une personne en charge, généralement l'homme, les deux partenaires prennent l'initiative. Les deux non seulement disposent, mais proposent. D'où un solide bénéfice au royaume de la crêpe. Pas de souci de consentement. On collabore, on apprend à lâcher prise, à se laisser faire. Et ça, pour certains hommes, ça peut être une véritable émancipation. 

La suite à écouter...

L'équipe
Thèmes associés