"Comment faire le sexe brutal sur ma copine ?", s'interroge Jean-Patrick. Cette question est l'occasion, pour Maïa Mazaurette de rappeler quelques règles de base.

Cette semaine Jean-Patrick me demande «  comment faire le sexe brutal sur ma copine  ». 

Jean-Patrick, il faut qu’on parle. Nous sommes 2020 point 2. Il y a une pandémie. On va bientôt commander nos variants du Covid exactement comme on commande sur Deliveroo – en se demandant si on a plutôt envie de chinois ou de japonais ce soir. On va être reconfinés pour la Saint-Valentin et déconfinés pour l’apocalypse. Les Etats-Unis sont en train d’envahir les Etats-Unis. Morgane Cadignan est toujours, à l’heure où je vous parle, chroniqueuse sur France Inter. En quotidienne. Avec Daniel Morin en face. Perso, je trouve que la vie est suffisamment brutale comme ça. 

NAGUI : Et comme chaque semaine, Maïa Mazaurette ne répond pas à la question qu’on lui pose. 

C’est parce que Jean-Patrick s’est trompé de destinataire : c’est pas moi qui dois répondre, c’est sa copine… Et surtout, c’est elle qui aurait dû demander. Quand on joue à se faire mal, il y a une règle simple : c’est toujours la personne qui subit qui pose les conditions. Dans le cas contraire, on appelle ça des violences sexuelles, et vous, Jean-Patrick, vous allez en prison. 

L’autre raison de mon esquive, c’est que la question n’a aucun sens : il y a des femmes pour qui n’importe quel rapport sexuel est brutal - et d'autres qui peuvent forniquer sur des planches à clous. Et ce d’autant qu’en pratique, la brutalité, ça va de la pénétration appuyée au rouleau-compresseur, du bandeau en velours à la tronçonneuse trempée dans de la sauce tandoori, et côté gabarit des partenaires, ça va de la crevette au gorille, comment voulez-vous que je réponde sans avoir reçu de photo de votre pénis et de vos biceps, Jean-Patrick ? Faut avoir l’esprit pratique, quand on pose des questions !  

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

L'équipe
Thèmes associés