Ce matin, Maia se demande si on peut parler d’un autre corps que le sien

Et cette semaine, rançon de la gloire et de la puissance de cette émission que vous présentez avec simplicité et talent... chère Leila, Jean-Patrick m’a écrit en réponse à ma première chronique, rappelez-vous, on causait de la taille du pénis et de la proverbiale vantardise masculine, enfin donc, Jean-Patrick me rappelle à l'ordre : « Vous prétendez que la taille des pénis n’a pas vraiment d’importance : c’est typiquement un avis de femme, vous ne pouvez pas parler au nom des hommes. »

Ha, excellente observation Jean-Patrick. Une femme qui parle au nom du pénis des hommes, ce serait aussi aberrant que si des députés ou sénateurs hommes décidaient de la TVA sur les Tampax ou de qui peut porter un enfant – ooops. Moi je vous dis, si les femmes dominaient le monde, on serait en anesthésie générale à partir du 5e mois de grossesse et Morgane aurait des serviettes hygiéniques vibrantes, comme ça elle aimerait tout le monde.

Ceci dit.

Jean-Patrick soulève un vrai sujet politique : peut-on parler d’un autre corps que le sien ? On entend parfois des féministes dire, au sujet de la santé sexuelle des femmes : « pas d’utérus, pas d’opinion ». Mais en fait, ça dépend : il y a des données objectives sur le sexe, 5 minutes 40 le rapport sexuel moyen, et des données subjectives, « à quoi pensait Daniel Morin pendant son rapport de 5 minutes 40 » - et là effectivement, mieux vaut demander à Daniel. Un avis ?

La suite à écouter et à retrouver en video !

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