Dans le journal du futur cette semaine : l'Union Européenne va tester un garde frontière virtuel pour repérer si les voyageurs mentent, des chercheurs belges inventent une poudre pour stocker des données, et le chewing gum qui ne perd jamais son goût.

Dans l'expérimentation, les voyageurs non européens devront répondre à des questions face à une webcam
Dans l'expérimentation, les voyageurs non européens devront répondre à des questions face à une webcam © AFP / Malte Ossowski / SVEN SIMON

Le système s'appelle iborderctrl et est financé par l'union européenne. Son but est d'accélérer les passages à la frontière pour les ressortissants non européens. Ils sont, en effet, chaque année plus de 700 millions à passer dans l'espace Schengen, un chiffre qui ne cesserait d'augmenter selon Bruxelles. Iborderctrl fonctionne en deux étapes : l'une se fait avant l'arrivée à la frontière, le voyageur télécharge ses documents sur une application : passeport, visa... puis il se met face à une webcam. Là, il doit répondre à un certain nombre de questions posées par un garde frontière virtuel : "qu'y a-t-il dans votre valise? » , « Si vous l'ouvrez et que vous me montrez ce qu’il y a dedans, cela confirmera-t-il que vos réponses sont exactes ?" L'intelligence artificielle va analyser les expressions du voyageur pour déceler s'il ment et ensuite elle lui délivre un code. Une fois arrivé au contrôle frontière notre voyageur va scanner ce code.  Si le logiciel n'a pas repéré de mensonge, il se retrouve dans une file de vérification à bas risque. En revanche, si le garde frontière virtuel a estimé que le voyageur mentait, les agents de police aux frontières vont procéder à un examen plus approfondi en récupérant des données biométriques comme la reconnaissance faciale, les empreintes digitales et des veines de la main. iborderctrl a pour le moment un taux de réussite de 74%. Le détecteur de mensonge va être testé pendant six mois à quatre postes frontières en Grèce, Hongrie et Lettonie et pourrait être généralisé si l'expérimentation est concluante. Nul doute que ce logiciel va faire réagir les associations de défense des libertés.

Et si on sauvegardait nos données dans de la poudre?

C'est la drôle d'invention de ces chercheurs de l'Université de Gand en Belgique. Invention très sérieuse puisqu'elle vient d'être publiée dans la revue scientifique Nature Communications. Ils ont réussi à stocker un QR code, ces petits codes barre carré que l'on scanne avec son téléphone, sous forme de poudre. Les informations peuvent être lues ensuite grâce à une méthode d'analyse biochimique et des programmes informatiques. Pour le moment, ils n'ont réussi qu'à stocker des informations légères mais la technologie est prometteuse. Elle est en effet beaucoup plus écologique que le stockage actuel. Les clés USB et autres serveurs informatiques sont en effet bourrés de métaux lourds et ont besoin d'énormément d'énergie.

Un chewing gum qui ne perd jamais son goût

Une invention que l'on doit à des chercheurs japonais présentées lors d'un salon à Berlin. De chewing gum, il n'en a que la taille. Pour le reste, il s'agit en fait d'un matériau sur lequel ont été collée de fines électrodes et entouré d'un film plastique lorsque l'on mâche, il produit un faible courant, je vous rassure totalement indolore. C'est ce courant  électrique qui donne la sensation de goût perpétuel à la langue. Dans la vidéo mise en ligne par l'équipe, le jeune homme qui teste le chewing gum électronique n'a pas l'air d'apprécier plus que ça sa séance de mastication. En même temps on peut le comprendre : selon les testeurs le goût serait celui des Niboshi, sorte de petites sardines japonaises.

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