Après la pluie, le froid s’est abattu sur la France. Faute d’avoir trouvé une solution miracle pour chauffer gratuitement et sans polluer, le monde de l’innovation a redoublé d’efforts ces dernières années pour nous aider à optimiser notre chauffage et diminuer le coût de la facture.

Le radiateur de Lancey permettrait de faire 50% d'économie selon la startup grenobloise
Le radiateur de Lancey permettrait de faire 50% d'économie selon la startup grenobloise © Lancey

Parmi les innovations : les thermostats connectés. Ils se branchent sur les chaudières, qu’elles soient à gaz, à fioul ou à bois, et permettent ainsi de contrôler la température de son domicile à distance. Certains modèles couplés à d’autres objets connectés de la maison apprennent même nos habitudes de vie et adaptent le chauffage tout seul. 

Les radiateurs électriques, cauchemars de la gestion de l’énergie en France. 

En plus de saler fortement la facture électrique de ceux qui en possèdent, ils représentent pendant les mois d’hiver presque 30% de la consommation totale de l’hexagone en électricité. Une spécificité française qui, lors de gros pic de froid, peut mettre en danger le réseau et provoquer des coupures. C’est pourquoi le secteur des radiateurs électriques innove également. Par exemple, le grand groupe de chauffage français Muller a développé avec l’entreprise d’objet connecté Netatmo un système qui connecte ses convecteurs électriques. Comme le thermostat, ces derniers peuvent être commandés à distance via une application pour smartphone ou s’adaptent à la température extérieure. 

Un radiateur avec batterie pour consommer en dehors des pics

La start-up grenobloise Lancey propose le même type de service mais son radiateur électrique a une particularité : il est équipé d’une batterie au Lithium qui lui permet de fonctionner en autonomie pendant deux heures. Il se recharge pendant les périodes creuses et évite ainsi les pics de consommation. Cela permettrait de faire des économies jusqu’à 50% par rapport à un radiateur de première génération estime la startup. De plus, pour les immeubles ou les maisons qui ont des panneaux solaires sur leur toit et qui les utilisent pour leur propre consommation, ces radiateurs peuvent stocker une partie du surplus de la production. Une façon aussi de lutter contre la précarité énergétique. Malgré leur prix, 1000 euros, ces radiateurs ont notamment séduit des bailleurs sociaux de la région Auvergne-Rhônes Alpes.  Mais aussi des immeubles d’entreprises. 3000 d’entre eux devraient être installés dans le courant de l’année 2018. Le potentiel est énorme, la France dispose en effet d’autant de convecteurs électriques que l'ensemble des foyers européens réunis. 

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