Paris, Stockholm, Madrid, ou encore Grande-Synthe étaient présentes hier aux premières rencontres européennes des villes et territoires sans perturbateurs endocriniens

Bisphénol A, Phtalates... les perturbateurs endocriniens font partie de notre vie quotidienne
Bisphénol A, Phtalates... les perturbateurs endocriniens font partie de notre vie quotidienne © AFP / VOISIN / Phanie

Des produits d'entretien aux vêtements, de la peinture des murs aux sièges auto, des produits de beauté à l'alimentation, les perturbateurs endocriniens sont partout. Ils seraient en partie responsable de l'augmentation des maladies chroniques dans le monde, comme certains cancers, l'obésité ou le diabète. Serait-il possible de vivre sans perturbateurs endocriniens ?

C'est pour tenter de trouver des solutions qu'étaient organisées mardi après-midi, à Paris, les premières rencontres européennes des villes et territoires sans perturbateurs endocriniens. A ce jour, plus de 1 000 substances nocives sont répertoriées et encore, il en reste certainement à découvrir.

Parmi les plus connues, on peut citer le Bisphénol A, ainsi que les parabens, le triclosan, les phtalates - ça c'est pour ceux qui sont faciles à dire - mais il y a aussi l'ethylhexylmethoxycinnamate ou cyclopentasiloxane.

Des initiatives locales sans attendre de législation

A l'origine de ces rencontres européennes, le réseau Environnement Santé. Le but de son président, André Cicolella, est de créer un réseau et une charte pour les villes qui souhaitent s'engager contre les perturbateurs endocriniens.

Autre exemple : la mairie de Stockholm a fait une réunion avec ses coiffeurs pour voir comment ils pouvaient changer leur produits, des produits chimiques qui en plus d'être dangereux pour leur santé et celle de leur client, participent à la pollution des eaux.

En France, la maternité de Guéret et une crèche à limoges sont en train de bannir les perturbateurs endocriniens. Grande-Synthe organise également des ateliers de sensibilisation auprès des habitants.

Tout un tas d'initiative qui si elles fonctionnent à un endroit peuvent tout à fait être généralisés sans même attendre une législation. Car l'interdiction des perturbateurs endocriniens est une promesse de campagne d'Emmanuel Macron, mais quand on voit les atermoiements au niveau européen, pour ne serait-ce que s’entendre sur une définition, il vaut mieux ne pas attendre la législation pour agir.

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.