Dans le journal du turfu cette semaine : la reconnaissance faciale pour sauver les singes, un couloir pour addicts aux smartphones et enfin Norman, l'intelligence artificielle psychopathe.

La reconnaissance faciale pour sauver des singes en danger
La reconnaissance faciale pour sauver des singes en danger © Getty / Tom Broadhurst

La reconnaissance faciale ne sert pas qu'à nous traquer sur internet ou dans la rue via des caméras de vidéo surveillance, cela pourrait aussi sauver des espèces de singes en voie de disparition. C'est le projet de chercheurs de l'université du Michigan aux Etats-Unis, ils ont créé PrimNet un logiciel capable de reconnaître un singe sur une simple photo. Le système ne concerne pour le moment que les chimpanzés, les lémuriens et les singes dorés d'Afrique Centrale mais cela correspond tout de même à 60% des primates en voix d'extinction. 

Concrètement, il faut que le singe ait été pris en photo sur le terrain par des scientifiques. Son image est rentrée dans la base de données de PrimNet avec ses informations, son nom, sa géolocalisation. Il suffit ensuite de prendre une nouvelle photo pour l'identifier à nouveau. Un système beaucoup moins coûteux et traumatisant pour l'animal que la pose de puce. Et surtout si le singe est capturé par des trafiquants, il pourra être rapidement identifié via l'application pour smartphone développée par l'équipe. En sachant ainsi d'où il vient, les autorités remonteront peut-être plus facilement  la piste des criminels. Selon les chercheurs, le logiciel permet d'identifier les primates avec un taux de réussite de 90%. Les scientifiques rappellent que plus de 22 000 grands singes ont disparu des radars à cause du commerce illégal ces 6 dernières années. 

Un couloir pour addicts aux smartphones

C'est un fléau qui touche de plus en plus de personnes : marcher dans la rue, tout en regardant l'écran de son téléphone. Alors on a toujours une bonne excuse : écrire un sms ou finir l'épisode d'une série entamée dans le métro et Bim ! un poteau, un passant ou pire une voiture. La ville de Xi An dans le Nord de la Chine a décidé de mettre en place une bande spécifique au sol, un petit peu comme une piste cyclable mais réservée donc aux phubbers, ces personnes qui n'ont d'yeux que pour l'écran de leur téléphone. Il s'agit encore d'une expérience : le couloir n'a pour le moment été installé que sur 100 mètres d'une rue commerçante de la ville. 

Norman a pour but de montrer l'importance du choix des données utilisées pour l'apprentissage d'une intelligence artificielle
Norman a pour but de montrer l'importance du choix des données utilisées pour l'apprentissage d'une intelligence artificielle / Capture d'écran du site MIT

Norman : l'intelligence artificielle psychopathe. 

Il s'appelle Norman comme dans Psychose, le film d'Hitchcock, et a été créé par des chercheurs du MIT. Il s'agit à l'origine d'un logiciel dont le but est de décrire tout seul des images sauf que pendant son "entrainement" les chercheurs ne lui ont montré que des photos de mort puis ils lui on fait passer le test de Rorschach, ce test où on regarde des tâches d'encre et où il faut dire ce que l'on y voit. Et bien Norman n'a pas eu la même interprétation qu'une intelligence artificielle entraînée elle avec des images neutres. Quand cette dernière l'interprète comme un vase avec des fleurs, Norman y voit lui un homme tué par balle. L'expérience a pour but de montrer l'importance que peuvent avoir les données que l'on donne à ingurgiter à ces logiciels et l'influence que cela peut avoir sur leur fonctionnement. 

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