Les six épisodes de Mosaic, la nouvelle série de Steven Soderbergh, seront diffusés à partir de janvier prochain sur la chaîne américaine HBO. Mais elle est déjà visible dans une application qui donne aux spectateurs plus de liberté et d'interactivité.

L'application Mosaic rend interactive la série de Steven Soderbergh
L'application Mosaic rend interactive la série de Steven Soderbergh © Radio France / Hélène Chevallier

Deux mois avant sa diffusion sur HBO, Mosaic est déjà visible par l'intermédiaire d'une application. Elle permet de visionner les huit heures de vidéo de la série en donnant au spectateur la maîtrise non pas de l'histoire mais du moment où il regarde telle scène ou décide d'en savoir un peu plus sur une rencontre ou un personnage.

La série se passe dans une station de ski de l'Utah, Olivia Lake (interprétée par Sharon Stone) est une auteure à succès de livre pour enfant. Elle est tuée lors du réveillon du jour de l'an. Son petit ami est arrêté mais d'autres protagonistes pourraient être les auteurs.

Le spectateur devient réalisateur

L'utilisateur commence par un épisode d'une vingtaine de minutes, entrée obligatoire pour continuer. Ensuite, c'est l'utilisateur qui décide. Il peut creuser plus ou passer directement à une autre séquence. Parfois quand il est en train de visionner une vidéo, une icône apparaît. Il s'agit d'un élément complémentaire: une courte scène, un article sur internet, l'extrait d'un répondeur téléphonique. A l'utilisateur de décider s'il le regarde maintenant, plus tard ou... jamais. 

Détail qui a son importance : l'application est gratuite mais n'est disponible pour le moment qu'aux Etats-Unis. Mais avec un peu de patience et de bidouille on peut réussir à l'utiliser en France.

Trois ans de développement ont été nécessaires à Steven Soderbergh et son équipe. Le résultat est clairement très intéressant. On se sent vraiment plus impliqué, moins spectateur. Ensuite, cela pose quand même quelques questions. Tout le long du visionnage, j'ai eu cette impression assez bizarre de me demander si je regardais Mosaic comme il fallait. J'avais peur de me spoiler en regardant un extrait supplémentaire ou au contraire de perdre une partie de l'histoire si je ne regardais pas toutes les vidéos.

Ce qui fait aussi la qualité d'une série, ce sont les choix du réalisateur dans sa narration (en faisant par exemple des ellipses volontaires,...) et peut-être que cette plus grande liberté accordée au spectateur gâche un peu l'oeuvre. 

Ce qui est sûr c'est que ce n'est certainement pas la dernière fois que l'on entend parler de ce type d'expérience. D'ailleurs, Netflix a commencé cet été aussi à proposer un peu d'interaction dans deux de ses programmes pour enfants

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