C'est une première en France : un logement social, réalisé par une imprimante 3D à Nantes.

Au total, l'imprimante devrait mettre 36 heures à construire les murs de la maison
Au total, l'imprimante devrait mettre 36 heures à construire les murs de la maison © Radio France / Hélène Chevallier

Une maison de plain-pied de 95 m2, tout en rondeur, en forme de Y : voilà à quoi devrait ressembler Yhnova, le premier logement social réalisé par une imprimante 3D. Pour le moment, les murs, qui ressemblent à de la meringue, ne mesurent pas plus d'un mètre de hauteur. La dalle ainsi que les contours des fenêtres et des portes ont été réalisés avant le début de l'expérience. Mais depuis jeudi, c'est BatiPrint3D, l'imprimante développée par deux laboratoires de l'université de Nantes (le LS2N et le GeM), qui se débrouille toute seule.

Benoit Furet, chercheur à l'université de Nantes, concepteur d'Yhnova :

Cette imprimante est posée sur la dalle. Elle a commencé à imprimer les murs, une fois que ce sera fait, elle va baisser la tête et sortir par la porte d'entrée.

Un des murs en polyuréthane de la maison réalisé par l'imprimante
Un des murs en polyuréthane de la maison réalisé par l'imprimante © Radio France / Hélène Chevallier

Certes, d'autres maisons ont déjà été imprimées dans le monde, notamment en Chine et en Russie, mais il s'agissait d'énormes imprimantes à béton. Ici, le procédé est inédit, breveté par l'Université de Nantes. Le robot utilise deux matériaux. Il réalise deux parois en polyuréthane qui gonfle au contact de l'air (la meringue) et comble le vide entre les deux, avec du béton. Une maison extrêmement bien isolée qui devrait coûter à la construction 20% moins cher qu'un logement de la même taille.

Même avec 9° de température extérieure, ici à l'intérieur, il fera bien meilleur même sans chauffage (Benoit Furet)

36 heures de travail devraient être nécessaires à l'imprimante contre trois semaines pour une construction classique. Bien sûr, il faudra ensuite y mettre l'électricité, la plomberie, un toit...

La maison est certifiée, elle est donc habitable et devrait accueillir une famille d'ici quelques mois. Si l'expérience est concluante, la Métropole de Nantes souhaite faire imprimer d'autres logements HLM comme celui-ci.

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