Dans le journal du futur cette semaine, les Amazon Go vont envahir les Etats-Unis d'ici à 2021, Spotify aide les artistes à se libérer des maisons de disque et un logiciel d'apprentissage automatique de vol d'oiseaux.

Amazon Go
Amazon Go © Getty / Stephen Brashear

Pas de queue, pas de passage en caisse, le premier magasin du genre a été inauguré à Seattle, le fief d'Amazon, il y a presque deux ans. Une supérette où l'on peut acheter principalement de la nourriture. Le système vous suit à la trace dans le magasin, pas besoin de caddy, ni de scanner les aliments, encore moins de caissières, il voit tout ce que vous mettez dans votre sac. Vous ressortez sans rien faire et il vous envoie sur votre téléphone le montant de vos achats. Après deux ans de test, Amazon se dit prêt à passer la vitesse supérieure. Il vient d'ouvrir un deuxième magasin à Seattle le mois dernier, un autre à Chicago cette semaine, on parle également de San Francisco. Au total selon Bloomberg, dix magasins sans caisse devraient ouvrir d'ici à la fin de l'année, 50 l'année prochaine, et  3 000 d'ici 2021. Les petites supérettes américaines comme les 7-Eleven mais aussi les fast food commencent à suer à grosse goutte.

Bientôt la fin des maisons de disque?

Spotify a annoncé hier que des milliers d'artistes allaient pouvoir télécharger directement leur morceau sur la plateforme de musique en ligne. Une façon de "squeezer" l'intermédiaire ou le label jusqu'ici nécessaire pour qu'un musicien soit présent sur Spotify. Une nouveauté qui pourrait permettre aux artistes de récupérer une part du gâteau beaucoup plus importante. Actuellement, la plupart ne récupère que des miettes, Spotify donne en général 52% de ces gains sur un morceau à la maison de disque, cette dernière ne reverse ensuite qu'entre 15 et 50% à l'artiste. Pour le moment, testé auprès de quelques musiciens américains, il pourrait concerner à terme quelque 200 000 artistes.

Et si les avions piquaient quelques astuces de vol aux oiseaux

Des chercheurs d'universités américaines et italiennes viennent de publier un article dans Nature. Ils ont créé un logiciel d'apprentissage automatique pour des planeurs basée sur des données de vols d'oiseaux. Les oiseaux ne sont pas toujours en train de battre des ailes pour s'économiser, ils sont passés expert dans l'utilisation des vents. Ils profitent aussi des colonnes montantes d'air chaud ce qu'on appelle des ascendances thermiques, très prisées également par les amateurs de parapentes ou de deltaplanes. Le Logiciel de ces chercheurs est censé guider un planeur pour qu'il profite lui aussi de ces ascendances thermiques. Ils ne sont qu'au tout début de la recherche. Pour le moment, leur planeur ne reste pas plus de 3 minutes dans les airs. Mais l'intérêt serait un jour de créer des avions autonomes (sans pilote) capable de profiter de tous ces courants pour moins consommer de carburant.

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