Une des entreprises qui développent Hyperloop a annoncé vendredi dernier qu'elle allait commencer la construction en février 2018 d'une piste d'essai à Toulouse

Le premier tube arrivera à Toulouse en février 2018
Le premier tube arrivera à Toulouse en février 2018 © Hyperloop Transportation Technologies

Imaginez relier Paris à Lyon ou Toulouse à Montpellier en une vingtaine de minutes. C’est toute la promesse d’Hyperloop. Il s’agit d’une navette placée dans un tube dépressurisé, elle se déplace par lévitation magnétique et comme le système réduit au maximum les frottements, la navette peut potentiellement atteindre les 1200 kilomètres/heure. Pas question pour les passagers d'être collés à leur siège comme un pilote d’avion de chasse, le but c’est que cela reste confortable, l'accélération sera plutôt aux alentours d’un G, proche de ce que l’on peut ressentir dans des montagnes russes. Le projet a été lancé par Elon Musk il y a 4 ans. Depuis, au moins quatre entreprises se font la course pour être la première à commercialiser son train supersonique. Et malgré les nombreuses critiques sur sa faisabilité, les projets semblent avancer.

Bibop Gresta, fondateur d’HTT, Hyperloop Transportation Technologies, a annoncé lors du salon Autonomy que les travaux du premier test grandeur nature d'un Hyperloop allaient débuter à Toulouse en février prochain. Le prototype ainsi qu'un centre de recherches seront construits sur l’ancienne base militaire de Francazal. Bibop Gresta espère pouvoir commercialiser son produit dans 3 à 4 ans. Selon lui, son projet d'Hyperloop serait rentable en 10 ans : "L’important ce n’est pas la vitesse mais l'efficience. On produit de l’énergie en mélangeant plusieurs types d’énergies renouvelables : des panneaux solaires, le vent, l’énergie cinétique, la récupération de l’énergie lors du freinage. En combinant tout, cela produit 30% d’énergie en plus. La consommation énergétique est réduite car nous utilisons un système de lévitation passive que nous avons en exclusivité." Selon le fondateur d'HTT, son projet sera abordable en terme de prix du ticket pour les passagers et il n’aura pas besoin d’être subventionné par les Etats. L'entreprise est en train de développer des projets dans sept autres pays comme en Slovaquie, en Inde, aux Emirats Arabe Unis ou encore en Corée du Sud. 

Bibop Gresta parle du premier test grandeur nature à Toulouse mais en fait un essai sans passager a déjà eu lieu dans le Nevada. C'est sa concurrente Hyperloop One qui était aux commandes ou plutôt Virgin HyperLoop One car Richard Branson le patron du groupe britannique a depuis rejoint le projet. Virgin Hyperloop One a réussi à léviter pendant 5 secondes à 112 kilomètres/heure. Certes, on est loin des 1200 Kilomètres/Heure annoncés mais de plus en plus de monde croit en ce nouveau moyen de transport. Après une étude de 6 mois, un gros cabinet d'assurances, Munich RE, a estimé la semaine dernière que le projet était viable et donc assurable. Ça devient de moins en moins de la science-fiction.

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