Pour nous éviter de passer des heures pare-choc contre pare-choc, une entreprise toulousaine prévoit de commercialiser d'ici à deux ans EVA, un véhicule électrique et autonome capable de décoller et d'atterrir sur une place de parking.

Le fondateur d'EVA espère que ces engins survoleront les grandes villes françaises d'ici 2022
Le fondateur d'EVA espère que ces engins survoleront les grandes villes françaises d'ici 2022 © EVA

Beaucoup d'entreprises cherchent à nous aider à passer moins d'heures dans les voitures, comme Elon Musk avec son projet d'autoroutes souterraines. L'autre solution de plus en plus étudiée : les airs. Que l'on parle de taxi volant, de drone taxi ou de voiture volante, une dizaine de projets sont déjà dans les tuyaux avec parfois derrière des géants comme Uber, Google, ou Airbus, et c'est loin d'être de la science fiction. 

Déployé avant les voitures autonomes ?

EVA est, par exemple, un projet français qui pourrait débarquer d'ici à quatre ans en France. C'est un appareil à décollage et atterrissage vertical. Cela ressemble à un tout petit hélicoptère, sauf qu'il n'a pas de grosses pales sur le toit. Il est de la taille d'un monospace compact, ce qui lui permettra de décoller d'une simple place de parking. EVA peut accueillir deux passagers : il est doté de 22 moteurs électriques avec des petites hélices et de deux ailes repliées quand il est au sol : "On décolle avec les ailes pliées d'une place de parking, explique Olivier Le Lann, son créateur. A 350 mètres d'altitude, on déploie nos ailes. On vole horizontalement puis on les replie et on atterrit." Pas besoin d'un brevet de pilote pour s'envoler, EVA est entièrement autonome : "C'est d'autant plus facile que dans le ciel, vous n'allez pas avoir d'enfants qui traversent, de panneaux de réduction de vitesse, d'arbres..." Ancien de Tesla, le patron d'EVA a pris soin de garantir une bonne autonomie à son engin : 250 kilomètres.  

Déjà en pré-commande

En France, Olivier Le Lann est en discussion avec la DGAC (Direction générale de l'aviation civile) mais son véhicule volant pourrait arriver d'ici à deux ans dans d'autres pays où la législation est beaucoup plus souple : "Il y a des villes ou des pays qui veulent aller de l'avant, comme Dubaï ou la Malaisie, que l'on vient de signer aujourd'hui. Leur population grandit vite, ils ont des problèmes d'infrastructures et nous, on offre une solution sans infrastructure."  Pour l'Europe, les discussions sont un peu plus fermées mais le patron d'EVA est très optimiste : "On discute avec la DGAC pour ouvrir des corridors d'expérimentation. Il y en aura certainement un à Toulouse en début de l'année prochaine et aux alentours de Paris aussi." 

Olivier Le Lann, le CEO d'EVA, est un ancien de TESLA
Olivier Le Lann, le CEO d'EVA, est un ancien de TESLA © Radio France / Hélène Chevallier

EVA, dont la première usine sera construite dans la région toulousaine, est déjà passée en phase de commercialisation. La technologie a tellement séduit qu'Olivier Le Lann a été obligé de lancer des pré-ventes beaucoup plus tôt qu'il ne le souhaitait. Des flottes de taxi mais aussi des particuliers ont déjà réservé leur EVA. Son prix : 250 000 euros.

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