Dans le journal du futur cette semaine, un employé de Google démissionne suite au projet secret de Google en Chine, des drones pour lutter contre l'évasion fiscale en Grèce, et un robot méduse très gracieux.

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Google © Getty / Carsten Koall

Comme Facebook et pas mal de géants du web américain, Google est depuis plusieurs années banni du réseau chinois. Pékin contrôle et censure en effet internet grâce à sa grande muraille électronique. Pas question donc de faire rentrer le loup dans la bergerie sauf si celui-ci montre patte blanche. Si, depuis 2010, Google refuse de censurer ses outils, il semble que finalement se priver de 780 millions d'internautes chinois ne soit plus au programme. C'est ce que dénonce publiquement un employé de Mountain View ou plutôt ex-employé. Jack Poulson a démissionné il y a un mois pour protester contre le projet Dragon Fly, un projet secret révélé cet été par le site The Intercept : Google serait en train de développer des services pour Android adapté aux exigences de Pékin. Le système d'exploitation de Google version chinoise serait capable de censurer tous les termes bannis par le régime communiste : démocratie, manifestation, droit de l'homme, sexe,... Pour dénoncer DragonFly, Jack Poulson a envoyé cette semaine une lettre aux sénateurs américains. L'ex-employé de Google y dénonce un projet "contraire à l'éthique et irresponsable". 

Entendu il y a deux jours par des membres du congrès,  un cadre de Google a confirmé l'existence de ce projet mais sans rentrer dans les détails, il a juste précisé, histoire de rassurer tout le monde, qu'il n'était pas prêt d'être déployé. En attendant, plus de 1000 employés de Google ont signé une pétition contre Dragon Fly. En avril dernier, une mobilisation similaire avait réussi à faire reculer Google. Le géant avait annulé sa participation à un programme avec le pentagone d'armes dotés d'intelligence artificielle. 

En Grèce, des drones pour lutter contre l'évasion fiscale. 

Pour le moment, sont visés les organisateurs de croisière. Le procédé est testé depuis cet été sur l'île de Santorin, haut lieu touristique. Les drones permettent aux agents du fisc de compter le nombre de plaisanciers présents sur un bateau et de comparer avec ce que déclare vraiment le propriétaire. Neuf navires auraient déjà été pris la main dans le sac pour un montant total de 25 000 euros détournés. Si l'expérimentation est concluante, la surveillance pourrait être étendue. La fraude fiscale représente chaque année un manque à gagner de 11 à 16 milliards d'euros pour l'état grec.

Un robot méduse pour surveiller les coraux. 

Les chercheurs de la Florida Atlantic University ont créé un robot méduse. L'engin mesure une vingtaine de centimètres de diamètre. Il est composé de huit tentacules blanches en silicone. Grâce à deux pompes hydrauliques, il se déplace comme une méduse dans l'eau. Le but est de créer des engins plus souples, moins invasifs et qui ne perturbent pas l'écosystème comme ça peut être le cas avec des drones sous marins. Le danger c'est qu'ils pourraient bien se faire manger par de gros poissons.

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