Vous avez sans doute tous joué enfant avec les petites briques de Lego. A quelques jours de Noël, je suis venu accompagné de Vernie.

Il s’agit d’une des dernières créations de la marque danoise, qui vient d’avoir 60 ans : un robot d’une trentaine de centimètres de haut qui peut se déplacer tout seul, danser, parler, lancer un projectile…

Le personnage est assez long à monter, il y a quand même 840 pièces, des capteurs et des moteurs. Il peut prendre la forme également d’une guitare, d’un chat, d’un tracteur… Ce n’est pas moi qui l’ai construit d’ailleurs. Il existe également des tutoriels sur Internet pour être aidé. Mais, outre sa construction, son intérêt réside dans le fait que Vernie ne fait pas toujours la même chose. Pour la simple raison qu’avec une tablette et l’application Lego Boost –c’est le nom de la gamme de jouet-, je programme ce que je veux lui faire faire. 

Derrière ce jeu, Lego s’est donné comme objectif d’initier les enfants aux bases de la programmation. Comme il vise les enfants de 7 à 12 ans, il ne s’agit pas encore de leur faire écrire des lignes de code, mais d’aligner des icônes qui représentent des fonctionnalités. On peut même en fabriquer quelques unes, par exemple ce qu’on veut lui faire dire, en enregistrant des phrases. 

Le jeu constitue un moyen de sensibiliser les enfants –mais pas que les enfants peut-être- à des notions de programmation et de robotique. Là où Lego a été malin, c’est qu’il accroche l’enfant en utilisant un robot. C’est ce que nous explique Yochka de Raspide, le directeur d’un magasin de Boulogne d’une grande enseigne de la distribution de jouets.

"Le robot, à partir de 7 ans, c’est vraiment une grosse tendance pour les fêtes de fin d’année. Chaque enfant demande un robot avec tout l’imaginaire qu’on peut avoir sur le robot : le robot qui fait du son, de la lumière, qui avance, le robot qui pourrait avoir une IA. Et en fait on se rapproche de plus en plus de cet imaginaire avec un robot à construire qui a vraiment un look sympa et ensuite l’enfant qui peut vraiment le piloter et déterminer le parcours qu’il souhaite avec ce robot. Je pense que c’est l’aspect robot, la première clef d’entrée du succès de ce produit. Ensuite vient la construction et dans un troisième temps, on découvre un codage avec des perspectives qui sont très larges de pouvoir avoir un jouet très évolutif."

Ce sont ces ingrédients sur lesquels s’appuie Lego pour commercialiser un jeu qui n’est pas donné, puisque vendu entre 110 et 150 euros environ. Et qu’il faut déjà être possesseur d’une tablette. Dans cette période de plus en plus férue de numérique, où on nous explique que ce sont ceux qui savent programmer qui s’en sortiront le mieux,  est-ce que les jouets qui apprennent à coder sont la tendance ? Réponse du responsable de magasin :

"C’est des jouets qui ont aussi des notions éducatives, c’est ce qui plaît beaucoup aux parents et l’aspect jeu qui plaît beaucoup aux enfants. Donc il y a une vraie tendance sur l’initiation au codage même si des fois des enfants et des parents s’orientent vers des jouets sans avoir vu cet aspect initiation au codage. On peut retrouver par exemple fisherprice qui commercialise une chenille à partir de 3 ans. Où l’enfant va pouvoir changer les différentes parties du corps de la chenille ce qui va déterminer le parcours de cette chenille. On est vraiment sur une initiation au codage : on met en place des étapes pour atteindre un parcours et atteindre un but."

Vous l’avez compris, il ne s’agit pas de faire de vos enfants des programmateurs mais déjà de les sensibiliser à l’approche en vigueur dans le codage.

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