Ouvrons ce récit baroque, mélange de fantaisie et de fantastique, qui fait l’éloge du théâtre et fait revivre la tradition de la commedia dell’arte, tout en pastichant, au passage, quelques célèbres répliques de Molière, Cyrano de Bergerac, ou Shakespeare...

Illustration par Gustave Doré du "Capitaine Fracasse"
Illustration par Gustave Doré du "Capitaine Fracasse" © Getty / Universal History Archive

Paru en 1863, ce récit d’aventure, parsemé de coups de théâtre et de coups du sort, a bien failli ne jamais voir le jour. Alors que la publication est annoncée pour 1836, l’écrivain mettra vingt-cinq ans à achever son œuvre. En 1851, un procès oppose l’auteur à la Revue des Deux-Mondes, qui lui a versé une avance, et pour laquelle il n’a encore rien écrit. Ce n’est que deux ans plus tard, en 1853, que Théophile Gautier en livre les premiers chapitres, mais à un concurrent, La Revue de Paris. Il faudra patienter encore dix ans avant de connaître la fin des péripéties du baron de Sigognac, ce jeune Gascon désargenté qui part faire fortune, sous le masque du Capitaine Fracasse.

« Quelle merveille ! Sois convaincu que jamais tu n’as eu plus de talent ! » écrit Flaubert à son ami, à la lecture de l’œuvre tant attendue. S’inspirant du Roman comique de Scarron, Théophile Gautier y rend hommage à ses grands maîtres : son contemporain, Victor Hugo, à qui il emprunte un personnage de Bohémienne, comparable à l’Esmeralda de Notre Dame de Paris,  mais aussi Pierre Corneille, avec le personnage de Matamore, tout droit sorti de L’Illusion comique ;  ou encore le grand Cervantès et son mémorable Don Quichotte…

Références

La programmation musicale :

  • JACQUES BREL : L’AVENTURE 
  • MAXIME LEFORESTIER : SALTIMBANQUE 
  • STING :  Lullaby for an anxious child 

Extraits du film Le Capitaine Fracasse réalisé par Pierre Gaspard-Huit (1961)

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