Quel bonheur que d’écrire, quel bonheur que de pouvoir, la nuit, souvent la nuit, s’introduire en soi et dépeindre ce qu’on y voit, ce qu’on y sent, ce qu’on entend que murmurent les souvenirs, la nostalgie ou le besoin de retrouver intacte sa propre grâce évanouie, évanouie dans la réalité mais bien vivante au fond de soi, vivante au fond de soi et éclairée au loin comme une maison dans la nuit, une maison vers laquelle on laisse guider ses pas, seul, conduit par la confiance, l’inspiration, ses intuitions renaissantes, par le désir de rejoindre cet endroit qu’on voit briller au loin dans les ténèbres, attirant, illuminé, en sachant que c’est chez soi, que c’est là que se trouve enfermé, au fond de soi, ce qu’on a de plus précieux, son être le plus secret

C’est avec cette ode à l’écriture signéeEric Reinhardt que nous ouvrons ce soir une émission spéciale consacrée à la rentrée littéraire, en partenariat avec le Journal du Dimanche .

Eric Reinhardt
Eric Reinhardt © Editions Gallimard et Catherine Hélie

Parmi les nombreux ouvrages sortis depuis fin août, il y a ce très beau roman donc, L’amour et les forêts , paru aux éditions Gallimard.

L’auteur nous raconte l’histoire de Bénédicte Ombredanne qui cherche une raison de vivre, et un moyen de regagner sa liberté…

C’est un étonnant portrait de femme qui fait partie des bonnes surprises de cette rentrée...

Et il y en a beaucoup d’autres, nous allons les découvrir ce soir à travers 9 autres romans sélectionnés par le JDD et France Inter.

Qu’ils soient français ou étrangers, ces livres parlent d’art, d’amour, de mort aussi, et ils mêlent souvent la grande Histoire à la fiction…

Avec les extraits suivants :

  • Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive , Christophe Donner, éd. Grasset
  • Bye Bye Elvis , Caroline de Mulder, éd. Actes Sud
  • Et rien d'autre , James Salter, éd. de l'Olivier, traduit de l'américain par Marc Amfreville
  • Tous les jours sont des nuits , Peter Stamm, éd. Christian Bourgois, traduit de l'allemand par Pierre Deshusses
  • L'île du point Némo , Jean-Marie Blas de Roblès, éd. Zulma
  • Le météorologue , Olivier Rolin, éd. du Seuil
  • Enon , Paul Harding, éd. du Cherche Midi, traduit de l'américain par Pierre Demarty
  • Ce qui reste de nos vies , Zeruya Shalev, éd. Gallimard, coll. "Du monde entier", traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz
  • Les réputations , Juan Gabriel Vasquez, éd. du Seuil, traduit de l'espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon

Avec les voix de Paul Otchakovsky Laurens et James Salter (archives INA)

Programmation musicale :

Cover me over, par SLOW JOE & THE GINGER ACCIDENT (feat. Yael Naim)

« Won’t complain », de BENJAMIN CLEMENTINE

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