L'année 2019 marque les 30 ans de la disparition de Georges Simenon, mais aussi les 90 ans de Maigret, le célèbre commissaire, auquel le comédien Jean-François Balmer rend hommage...

Le comédien Jean-François Balmer, à Locarno, pendant le festival, en Suisse, le 8 août 2015.
Le comédien Jean-François Balmer, à Locarno, pendant le festival, en Suisse, le 8 août 2015. © Maxppp / FLUEELER EPA / URS

"Peut-être, après tout, serait-il plus simple de commencer par le commencement. Donc, le commissaire Maigret, dis-je, est né par le plus grand des hasards. Au fait, il n’est même pas né en France, mais en Hollande, en 1929 ou en 1930, alors que mon bateau, L’Ostrogoth, fatigué par un été dans les mers du Nord, avait quitté son élément naturel et se dressait sur un chantier, livré aux mains des calfats. Je ne sais pas si vous connaissez les calfats. Ce sont des gens qui, à grands coups de maillet, frappent à longueur de journée sur la coque d’un bateau, afin de faire entrer le plus de chanvre entre les planches pour les rendre étanches. Du matin au soir, donc, ils frappaient de la sorte, et, dans ma cabine, on aurait pu se croire sous la grosse cloche d’une cathédrale un dimanche de Pâques. Comme il me fallait travailler coûte que coûte, ne fût-ce que pour payer ces bougres-là, je dénichai, au fond du port, une goélette coulée depuis des années et dans laquelle il n’y avait, par miracle, qu’une dizaine de centimètres d’eau. C’est là que Maigret est né, moi, assis sur une caisse, ma machine à écrire sur une autre, mes pieds en équilibre sur des briques..."

Ainsi commence la légende du commissaire Maigret, selon les propres mots de son créateur, l’écrivain belge Georges Simenon

Si cette année 2019 marque les 30 ans de sa disparition, elle célèbre aussi les 90 ans de son célèbre personnage

Né au cours de l’été 1929, Maigret est un savant mélange de réalité et de fiction, de flegme et de flair, qui a conquis des millions de lecteurs dans le monde entier. Héros de 75 romans, publiés entre 1930 et 1972, l’homme à la pipe finit par se confondre, dans l’imaginaire de ses admirateurs, avec la personnalité même de son auteur.

Georges Simenon face à sa machine à écrire en 1975
Georges Simenon face à sa machine à écrire en 1975 © Getty / Mondadori Portfolio

Ce soir, pour rendre hommage à ce monstre sacré du roman policier, j’ai le grand plaisir de recevoir un magnifique comédien, qui, lui aussi, a longtemps incarné, à la télévision, le sens de la justice : Jean-François Balmer.  Ensemble, nous parcourrons les premières enquêtes de « Maigret », un personnage mythique qui lui va si bien…

La programmation musicale 

Alexis HK reprend Brassens : L"assassinat 

Alain Bashung : Je tuerai la pianiste 

Les extraits sonores 

Avec la voix de Georges Simenon ( Archives INA et Apostrophes - 1981  )

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