Guillaume Gallienne a invité Florence Viala et Cécile Brune, sociétaires de la Comédie-Française, et Samuel le Bihan, pour lire à plusieurs voix les pièces de l'auteur, Georges Feydeau, qui savait si bien scruter la nature humaine.

Aucun homme, jamais, ne fut plus favorisé que lui par le Destin. Il avait, dans son jeu, tous les atouts : la beauté, la distinction, le charme, le goût, le talent, la fortune et l’esprit. Puis, le Destin voulant parachever son œuvre, il eut ce pouvoir prodigieux de faire rire… D’autres, me direz-vous, l’avaient eu avant lui et d’autres l’ont encore, ce pouvoir. Eh bien, non ! Ce que d’autres ont eu, ce que d’autres ont encore, c’est le don de faire rire, c’en est la possibilité, mais lui, Georges Feydeau, ce qu’il avait en outre, et sans partage, c’était le pouvoir de faire rire, infailliblement, mathématiquement, à tel instant choisi par lui et pendant un nombre défini de secondes.

Né à Paris en 1862, celui qui deviendra le maître incontesté du vaudeville écrit ses premiers textes à l’âge de… sept ans ! Il négligera d’ailleurs rapidement ses études pour se consacrer entièrement au théâtre, d’abord en tant qu’acteur, puis en tant qu’auteur et metteur en scène.

Après quelques années d’errance, Georges Feydeau rencontre une série ininterrompue de succès : Tailleur pour dames, Un fil à la patte, Le Dindon, La Dame de chez Maxim, pièces aujourd’hui célèbres, souvent inspirées par sa propre expérience conjugale, et qui lui assurent à l’époque un triomphe public unique. 

La critique est souvent plus divisée, reconnaissant le talent comique de l’auteur, mais dévaluant le genre dont il se réclame.

Observateur lucide de la société de son temps, Feydeau bâtit des intrigues impeccables, et scrute la nature humaine. Salué par certains comme l’héritier de Molière, il a même été considéré comme l’un des précurseurs du Théâtre de l’Absurde…

À l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance, découvrons une partie de son œuvre : certaines de ses pièces les plus célèbres, bien sûr, mais aussi des écrits plus méconnus, comme son unique nouvelle laissée inachevée.

Avec les extraits suivants :

  • Un fil à la patte (1894) : Acte I, Scène VI
  • Un fil à la patte (1894) : Acte II, Scène IV
  • Mais n'te promène donc pas toute nue ! (1911) : Scène II
  • Les Célèbres, monologues comiques (1884)
  • Le Dindon (1896) : Acte I, Scène XIII
  • Occupe-toi d'Amélie (1908) : Acte II, Scène I
  • La Mi-Carême (1874), nouvelle inédite

Archives INA

Avec les voix de Jean-Louis Barrault, Jérôme Deschamps, Jean Piat et Madeleine Renaud.

La musique

Yvette Guilbert chante Madame Arthur, extrait de la Belle Hélène d'Offenbach.

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