Nous avons en nous d’immenses étendues que nous n’arriverons jamais à talonner. Mais elles sont utiles à l’âpreté de nos climats, propices à notre éveil comme à nos perditions.

Comment rejeter dans les ténèbres notre cœur antérieur et son droit de retour ?

La poésie est ce fruit que nous serrons, mûri, avec liesse, dans notre main, au même moment qu’il nous apparaît, d’avenir incertain, sur la tige givrée, dans le calice de la fleur.

Poésie, unique montée des hommes, que le soleil des morts ne peut assombrir. La seule signature au bas de la vie blanche, c’est elle qui la dessine.

René Char
René Char © Wikimedia commons

C’était un extrait de La Parole en archipel , l’un des nombreux recueils poétiques de René Char

D’abord surréaliste, puis Résistant, ami de George Braque, Picasso, Nicolas de Staël ou encore Albert Camus : Char a traversé le XXe siècle avec la ferme conviction que la poésie pouvait sauver les hommes…

Alors il ne va pas juste « écrire des poèmes », il va écrire la vie, nos joies, nos peines, et toutes nos sensations les plus inexprimables.

Solaire, parfois orageuse, mais toujours pleine d’allégresse, la plume de René Char oscille entre « fureur et mystère » avec un seul but : « le poète » , dit-il, « doit laisser des traces sur son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver » .

Ce soir, faisons donc un rêve, et découvrons certains des plus beaux textes de cet enfant de Provence, qui n’a jamais pu se passer de la lumière du Sud.

Avec des extraits de

Arsenal

Moulin premier

Le marteau sans maître

"Réfractaires mes camarades!"

Fureur et mystère

Les Matinaux

La parole en archipel

le Nu perdu

Recherche de la base et du sommet

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