Son œuvre immense mélange les langues, les genres et les mythes… Elle ressemble, selon son auteur, à un « polygone étoilé ».

Persuasif et tremblant

J’erre au bord de la grotte

Vers la limpide imploration

Point de soleil encore

Mais de légers nuages

Des oiseaux gémissants

J’ai la douceur du peuple

Effrayante

Au fond du crâne

Et le cœur fume encore

L’hiver est pour demain.

C’est avec ces fragments de poésie que nous ouvrons la seconde émission consacrée à Kateb Yacine.

Son œuvre immense mélange les langues, les genres et les mythes… Elle ressemble, selon son auteur, à un « polygone étoilé ».

Kateb Yacine aimait cette image.

Elle était fondatrice de l’idée qu’il se faisait de la littérature : les livres, avec leurs angles pointus, devaient être à la fois rayonnants et offensifs.

Il aimait dire aussi qu’il était poète ET militant… Tous ses textes veulent éclairer l’Histoire, la sienne et surtout celle de son pays, l’Algérie.

La semaine dernière, nous avons découvert le jeune poète et le romancier à succès, auteur du fabuleux Nedjma.

Ce soir, je vous propose de continuer d’explorer cette conscience révoltée, à travers sa poésie ses discours, mais aussi son théâtre… Et pour lire à mes côtés, j’ai le plaisir d’accueillir un proche de Kateb Yacine, son petit-neveu : le comédien Réda Kateb. Bonsoir Réda… Merci d’être là ce soir…

Ensemble, nous allons tenter de « faire renaître l’oralité », c’était le rêve de Kateb Yacine : « Je crois en la révolution de la langue arabe », disait-il, « et je suis sûr qu’elle sera faite plus tôt qu’on ne le croit ».

Programmation musicale : 

NATACHA ATLAS : « OASIS »

OUM ZARABI : « HA WA »

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