Mon fils, tenez-vous à ma robe,

Soyez ardent et diligent :

Déjà le matin luit, le globe

Est beau comme un lingot d'argent !

C'est de désir que ma main tremble,

Venez avec moi dans le vent ;

Nous aurons quatre ailes ensemble,

Nous boirons le soleil levant.

Ce chant d'amour maternel est celui d'une célèbre femme de lettres du début du XXème siècle : la comtesse Anna de Noailles, qui fut proche de Marcel Proust et qui, comme lui, recevait dans sa chambre une foule d'admirateurs.

C'est par ce poème lumineux, "La course dans l'Azur", que nous ouvrons ce soir une émission spéciale consacrée à l'un des plus grands thèmes de la littérature, une figure à la fois intime et universelle, banale et fabuleuse, qui hante nos souvenirs d'enfance : la mère.

Un personnage - comme vous le savez - qui m'est particulièrement cher, et qui n'a cessé de m'inspirer, au théâtre, et très bientôt au cinéma...

Avec les extraits suivants :

  • "La course dans l'Azur", Anna de Noailles

  • Le livre de ma mère , Albert Cohen (1954)

  • La promesse de l'aube , Romain Gary (1960)

  • Vipère au poing , Hervé Bazin (1948)

  • Lettre à ma mère , Georges Simenon (1973)

  • Lettre de Baudelaire à sa mère, datée du 6 mai 1861

  • "Les intermittences du coeur", extrait de Sodome et Gomorrhe , dans A la recherche du temps perdu , Marcel Proust

Avec les voix de Romain Gary, Albert Cohen (archives INA)

Programmation musicale :

Henri Tachan : "On ne retombe jamais en enfance"Nat King Cole : "My mother told me"

Evénement(s) lié(s)

Les garçons et Guillaume, à table

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