Célébrons ensemble la vie synonyme de mouvement perpétuel, avec "Les métamorphoses" d'Ovide, texte essentiel, poétique et lumineux.

"Pygmalion et galatée" par Jean-Léon Gérôme dans la collection du Metropolitan Museum of Art, New York.
"Pygmalion et galatée" par Jean-Léon Gérôme dans la collection du Metropolitan Museum of Art, New York. © Getty / Photo de Fine Art Images / Images du patrimoine

Narcisse erre par les campagnes isolées

Écho le voit, s’échauffe, suit ses traces en cachette,

plus elle le suit, plus elle chauffe d’un feu plus proche,

comme quand le bout de la torche enduit de soufre vivace

attire les flammes qu’on y porte.

C’est avec Echo, nymphe de la voix, éconduite par Narcisse, que nous ouvrons cette émission dédiée aux Métamorphoses d’Ovide…

Né à Rome 43 ans avant notre ère, Ovide étudie le droit mais quitte bientôt la magistrature pour sa passion, la littérature. A vingt ans, il écrit son premier recueil de poésie élégiaque Les Amours, puis signe un recueil d’initiation à la séduction, devenu célèbre, L’art d’aimer. Au tout début de notre ère, Ovide s’attèle aux Métamorphoses, poème épique monumental où l’amour et la sensualité tiennent une place essentielle. Peuplés de personnages hauts en couleur, empruntés à la mythologie grecque et aux légendes romaines, ces 12 000 vers trouvent leur unité dans la célébration de la métamorphose. 

Femme-araignée, dieu-taureau, hommes-loups, femme-laurier ou créature hermaphrodite… les dieux ne cessent de recourir à leur pouvoir pour satisfaire leur caprices. Leur imagination est sans borne… comme celle de l’écrivain. Mais cette apologie de la transformation peut se lire aussi au plan philosophique…Nous sommes des êtres complexes, pluriels, conflictuels, et par nature, changeants, nous souffle Ovide au fil des pages. Enfin le plaisir que nous donne la lecture de ce poème doit beaucoup à la qualité de sa langue. Vingt siècles plus tard, Les Métamorphoses, traduites avec beaucoup de talent par Marie Cosnay, aux édition de l'Ogre, n’ont rien perdu de leur puissance.

J'ai la joie d'accueillir à mes côtés pour cette lecture partagée Irène Jacob qui signe son premier roman, Big Bang aux éditions Albin Michel. On la retrouve également sur scène, en tournée dans Retour à Reims, mis en scène par Thomas Ostermeier.

La playlist de l'émission :

  • Alain BASCHUNG « IMMORTEL »
  • Etienne DAHO : « L’ADORER »

Les extraits sonores  :

  • Marie Darrieussecq: Ovide a le génie de condenser, de réécrire  l’énorme patrimoine dont il hérite COSMOPOLITAINE  21/06/2015
  • Extrait du film Les métamorphose de Christophe Honoré 
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