À sa sortie en 1928, le roman, jugé pornographique, est interdit. Il faudra attendre le début des années 1960, près de 30 ans après la mort de son auteur, D.H. Lawrence, pour que réapparaisse une version non censurée de « L'Amant de Lady Chatterley».

Malgré tout ce qu’on pourra dire, je déclare que ce roman est un livre honnête, sain, et nécessaire aux hommes d’aujourd’hui. Les mots qui, d’abord, semblent scandaleux, ne scandalisent plus du tout au bout d’un moment. Est-ce parce que notre intelligence est dépravée par l’habitude ? Nullement. C’est simplement que les mots scandalisent notre œil ; mais ils n’ont jamais scandalisé notre esprit. Que les gens sans esprit continuent donc de se scandaliser : ils ne comptent pas.

C’est par ces mots que David Herbert Lawrence  ouvre son roman sulfureux : L’Amant de Lady Chatterley .

Lawrence en a écrit trois versions. La dernière, celle que nous connaissons aujourd’hui, fut publiée pour la première fois en Italie, en 1928.

« Obscène », « répugnant », « abominable » : les critiques de l’époque sont violentes et le livre, considéré comme pornographique, est rapidement interdit.

Il faudra attendre le début des années 1960 (près de 30 ans après la mort de l’écrivain) pour que réapparaisse une version non censurée du roman.

Cette version, on peut la trouver aujourd’hui dans toutes les librairies…

Et je vous propose ce soir de la découvrir, dans la traduction de François Roger-Cornaz, parue chez Folio Gallimard.

Lawrence nous raconte l’histoire de Constance.

À 27 ans, elle vit dans la région des Midlands avec son mari, un riche propriétaire terrien prénommé Clifford.

Depuis qu’il est revenu de la guerre, il est paralysé des jambes, et sexuellement impuissant… Dévouée, la jeune Constance passe ses journées à s’occuper de lui et mène une vie monotone, sans aucun espoir d’avoir un jour un enfant…

Mais un matin, elle rencontre Mellors, le garde-chasse du domaine.

Cet homme va lui redonner goût à la vie, et lui faire découvrir ce qu’elle ne connaissait pas encore : le plaisir…

Avec les voix de Pascale Ferran et Anais Nin (archives INA)

Programmation musicale :

Pierre Lapointe : « Les délicieux amants »

Christiane Canavese : « La saison des pluies »

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