Levons le rideau sur la nouvelle édition du festival d'Avignon en compagnie de Cécile Brune, sociétaire de la Comédie française.

Célébrons la 73e édition du Festival D'Avignon avec Cécile Brune
Célébrons la 73e édition du Festival D'Avignon avec Cécile Brune © AFP / BORIS HORVAT

Si l'on me demandait en quoi le théâtre est irremplaçable, je dirais qu'il est le plus court chemin de l'esthétique à l'éthique. Pour faire acte de conscience politique, le théâtre n'a qu'à ouvrir ses portes. Même le plus apolitique des théâtres reste encore plus politique que la plupart des déclarations du monde consumériste. Car quelle aventure humaine, dans ce grand supermarché technologique, nous apprend encore la joie d'être ensemble ? Olivier PY

C’est par ces mots, toujours portés par la même ferveur et le même engagement, qu’Olivier Py ouvrira la prochaine édition du Festival d’Avignon  entre le 4 et le 23 juillet. Fidèle à son action sur le territoire, Olivier Py signera un Macbeth philosophe, d’après Shakespeare, monté avec les détenus du Centre pénitentiaire d’Avignon.  

Des guerres antiques avec Homère, Eschyle, Virgile, jusqu’aux conflits qui frappèrent la Chine, l’Irak ou l’Algérie, cette nouvelle programmation met en lumière le thème de l’exil, conséquence immédiate des conflits politiques, et la question des identités, qui traversent l’histoire et les continents, depuis les origines. 

Un regard lucide sur le passé et le présent qui s’adresse aussi aux nouvelles générations, avec plusieurs spectacles jeune public programmés dans le In : L’Amour vainqueur, d’Olivier Py, mais aussi Blanche-Neige par Michel Raskine, ou La République des abeilles, de Materlinck, par Céline Schaeffer…

A quinze jours du lever de rideau du Festival 2019, nous vous proposons de découvrir une sélection de textes classiques et contemporains à l’affiche des théâtres d’Avignon. La grande comédienne Cécile Brune de la Comédie Française est aux côtés de Guillaume. Elle joue actuellement dans Electre/Oreste d’après Euripide, sous la direction d’Ivo Van Hove et sera en tournée cet été dans le prestigieux théâtre antique d’Epidaure, les 26 et 27 juillet. 

Au théâtre, le spectateur vient pour faire silence, cela ne veut pas dire se taire. Le théâtre ne se contente pas d'ouvrir des possibles, il est action. L'ambition immense du Festival d'Avignon n'est pas moins que cela. Notre impatience d'une société plus juste, d'un rapport au monde plus sain, d'une parole mieux partagée, est le plus haut désir politique. Et pour cela, il faut désarmer les solitudes. Il n'y a dans cette aventure aucune hiérarchie, chacun y est absolument responsable de lui-même et de sa part de conscience. O. Py

Textes lus :

  • Architecture de Pascal Rambert, (du 4 au 13 juillet, Cour d'honneur du Palais des Papes)
  • Sous d’autres cieux, sous la direction de Maëlle Poésy et Kevin Keiss,d'après l'Eneïde de Virgile (du 6 au 14 juillet, Cloître des Carmes)
  • Place de Tamara Al Saada (du 19 au 21 juillet, Gymnase du Lycée Saint Joseph)
  • Quai de Seine d'Alexandra Badéa (du 5 au 12 juillet, Théâtre Benoît XII)
  • La Maison de thé, du dramaturge Lao She, dans une mise en scène de Meng Jinghui (du 9 au 20 juillet, Opéra Confluence)
  • Multiple-s, de Salia Sanou, avec Nancy Huston (du 7 au 14 juillet, Cour minérale de l'Université d'Avignon)
  • Lewis Versus Alice, de Macha Makeïeff (du 14 au 22 juillet, La Fabrica)
  • L’amour vainqueur, Olivier Py _(_du 5 au 13 juillet, Gymnase du Lycée Mistral)

Les archives de l' INA 

  • Nancy HUSTON : Pourquoi il est très sain pour un écrivain de ne pas écrire dans sa langue maternelle  (03/10/2003 A voix nue)

La playlist de l'émission 

  • Dom La Nena : « O Vento »
  • Lura et Gael Faye : "Crepuscular Solidão dum diva"
Les invités
L'équipe
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