A l'occasion de la 45e édition du Festival d'Automne, découvrons les grands textes qui font l'actualité de la rentrée théâtrale en région parisienne

Détail de l'affiche du Festival d'automne
Détail de l'affiche du Festival d'automne © Getty / Festival d'Automne

"J’ai avec le Festival des souvenirs d’adolescence : j’y découvrais les spectacles de Vitez, Chéreau, Wilson, Grüber, Stein... La différence des esthétiques, des façons de voir le monde, les autres langues et langages, le choc de ces visions artistiques puissantes ont forgé mon regard de spectateur, de metteur en scène, d’être humain. D’une certaine façon, le Festival m’a aidé à grandir..."

Ces paroles sont celles d’un jeune metteur en scène, promu depuis quelques années à la tête de deux grandes institutions artistiques : il s’agit d’Emmanuel Demarcy-Mota, l’actuel directeur du Théâtre de la Ville, qui dirige, depuis 2011, le prestigieux Festival d’Automne à Paris.

Ces mots sont extraits d’un très beau livre paru le mois dernier chez Gallimard, Esprit d’Automne, signé par Antoine de Baecque, à l’occasion du 45e anniversaire du Festival.

Fondé en 1972 par une poignée d’irréductibles amateurs d’art – parmi lesquels Michel Guy, Alain Crombecque, Pierre Bergé - , le Festival d’Automne fête en effet sa 45e édition, toujours sous le signe du voyage et de la découverte, à travers un dialogue entre ses disciplines de prédilection : théâtre, danse, arts plastiques, cinéma et musique.

Ce soir, je vous invite à entendre les textes qui sont mis à l’honneur cet hiver dans les théâtres parisiens. Des classiques aux contemporains, de Thomas Bernhard à Agota Kristof, découvrons les œuvres qui inspiré les grands metteurs en scène actuels...

Nous saluerons une personnalité majeure du Festival d’Automne, Claude Régy, qui signe, cette saison, sa dernière mise en scène.

Pour m’accompagner dans ces lectures, j’ai le plaisir d’accueillir une artiste qui conjugue les talents avec la même passion, puisqu'elle est à la fois comédienne et artiste peintre : Candice Lartigue...

Avec les extraits suivants :

1. Déjeuner chez Wittgenstein (Ritter, Dene, Voss), de Thomas Bernhard ( L’Arche, 1990, traduction de Michel Nebenzahl), mis en scène par Krystian Lupa, au Théâtre des Abbesses, du 13 au 18 décembre

2. Rêve et Folie, de Georg Trakl (GLM, 1956, traduction de Henri Stierlin) : la dernière création de Claude Régy, qui fait cette saison ses adieux à la scène

3. Le Grand Cahier, d'Agota Kristof (édition du Seuil, 1986), présenté par la compagnie anglaise Forced Entertainment, du 28 novembre au 3 décembre au Théâtre de la Bastille

4. Poil de Carotte, de Jules Renard (éditions J'ai Lu, 1975), adapté à la scène par Sylvia Costa, présenté à la Villette, du 18 au 21novembre

5. BLanc/Rouge/Noir, écriture collective de la compagnie belge De Koe ; un spectacle qui sera présenté du 6 au 17 décembre au Théâtre de la Bastille

6. Une place particulière, d'Olivier Augrond, création de la compagnie Les Apaches, avec Candice Lartigue, du 1er au 14 décembre au Théâtre Monfort

Et les témoignages de Kristian Lupa, Claude Régy et Valère Novarina : extraits du livre Esprit d'Automne, d'Antoine de Baeque (Gallimard, Beau-livre, 2016)

Avec les voix de Valère Novarina, Thomas Bernhardt, Claude Régy (Archives INA)

Programmation musicale :

  • LEYLA MCCALLA : « A day for the hunter, a day for the prey »
  • JEAN GUIDONI : « LA POINTE ROUGE »

Les archives de l'INA

*Valère Novarina: Le public, sa présence animale

(En direct d’Avignon- La radio dans le décor- 22.07.1989)

*Thomas Bernhard: Je suis un destructeur d’histoire , ce qui le fait rire

(Extraits d'un documentaire de Krista Fleischmann et Ferry Radax et diffusé dans Une vie ,une œuvre sur France Culture le 26.06.2009)

*Claude Régy: On s’approche beaucoup plus de la connaissance avec la fiction qu’avec le réel, les sonorités et le rythmes sont plus essentiels que le sens, toute écriture digne de ce nom est poésie

(Surpris par la nuit -01.10.2007 et Hors champs - 16.7.2012)

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