Depuis 1972, le Festival d'Automne nous fait voyager à travers les disciplines, les frontières, les auteurs. Pour sa 48ème édition, redécouvrons Kipling, Eric Vuillard, Genet, Racine, à travers la belle voix de Jérôme Pouly, de la Comédie-Française.

Festival d'Automne, Jonathan Capdevielle, "Rémi"
Festival d'Automne, Jonathan Capdevielle, "Rémi" © Vanessa Court

Oh !                                                      
mais j’entends un moteur allumé !                                                      
Connaissez-vous la parabole de la voiture renversée ?                                                      
La voiture retournée sur le toit, c’est la révolte de l’art décoratif contre l’art libre. L’auto retournée, c’est cet art qui, même si son moteur est allumé, ne va nulle part. "

Cette vision d’une voiture renversée dans un sous-sol urbain, est née de l’imagination géniale et provocante d’un grand metteur en scène italien, Roméo Castellucci. Sa prochaine création, La Vita Nuova, se jouera du 9 au 24 novembre à la Grande Halle de la Villette. Visionnaire et volontiers blasphématoire, l’artiste réinvente, au milieu des carcasses de voiture, une étrange liturgie du monde contemporain.

Cette performance s’inscrit dans la riche programmation du Festival d’Automne, qui réunit, chaque année, des créateurs du monde entier. Créé en 1972, le Festival a pour vocation (je cite) de « garder les fenêtres ouvertes », selon les mots de son fondateur, Michel Guy. C’est lui qui a invité en France de grands metteurs en scène comme Bob Wilson, Klaus Mikaël Grüber, ou encore le chorégraphe américain Merce Cunningham, à l’honneur cette année, à l’occasion du 100 anniversaire de sa naissance. 

Des classiques aux auteurs contemporains, nous évoquerons ce soir quelques grands noms à l’affiche de cette saison :  Racine, Genet, Eric Vuillard, mais aussi Edward Kipling et Hector Malot, du côté des spectacles jeunesse. 

Jérôme Pouly et Claire de la Rüe du Can dans « L’Heureux Stratagème » de Marivaux mis en scène par Emmanuel Daumas.
Jérôme Pouly et Claire de la Rüe du Can dans « L’Heureux Stratagème » de Marivaux mis en scène par Emmanuel Daumas. / Christophe Raynaud de Lage, coll.CF.

Pour m’accompagner dans cette traversée littéraire, j’ai le grand plaisir d’accueillir un ami et collègue de la Comédie Française, Jérôme Pouly.

Nous avons joué ensemble dans Feydeau, Labiche, Goldoni… Vous êtes actuellement à l’affiche dans Jules César de Shakespeare, dans une mise en scène de Rodolphe Dana, ainsi que dans La Petite Sirène, d’Andersen,  par Géraldine Martineau. Vous serez bientôt Dorante dans L’Heureux Stratagème de Marivaux, sous la direction d’Emmanuel Daumas, au Théâtre du Vieux Colombier.

Merci de votre présence ce soir, et de prêter votre belle voix à cet exercice de lecture… 

Avec les extraits suivants :

En exergue : La Vita Nuova, de Roméo Catellucci, du 9 au 24 novembre à la Grande Halle de la Villette

1. Congo, d'Eric Vuillard, mis en scène par Faustin Linyekula, du 20 au 23 novembre au théâtre des Abbesses

2. Jungle Book, d'après Le Livre de la jungle, de Rudyard Kipling, mis en scène par Bob Wilson, actuellement et jusqu'au 8 novembre, au Théâtre 13ème Art, Place d'Italie, Paris 13ème

3. Lettre de non-motivation, de Julien Prévieux, mis en scène par Vincent Thomasset, spectacle itinérant à Paris et région parisienne, jusqu'au 22 janvier

4. Les Bonnes, de Genet, mis en scène par Robyn Orlin, du 4 au 15 novembre au Théâtre de la Bastille

5. Artaud/Racine, extrait de l'essai _Le Théâtre et son doubl_e, suivi d'un extrait de la tragédie de Bajazet ; un spectacle mis en scène par Franck Castorf, du 5 au 14 décembre à la MC93 à Sceaux

6.  Sans Famille, d'Hector Malot, mis en scène par Jonathan Capdevielle, du 23 au 30 novembre au Théâtre des Amandiers à Nanterre

En conclusion : Merce Cunningham, à l'occasion du centenaire de sa naissance, extrait de la monographie, "Un demi-siècle de danse", éditions Plume

La programmation musicale:

SOMI :  BLUE 

THOMAS FERSEN :  JEAN 

JEAN GUIDONI : JE DANSE 

Les extraits sonores :

Roméo Castellucci: L e théâtre  c’est comme un feu, qui pénètre dans le corps du spectateur. Et c’est la mémoire du feu qui reste… HORS-CHAMPS 27/11/2015

Jean Genet:Le théâtre que je préfère est celui qui saisit la société en diagonale, ma démarche est oblique  (BBC,1985) 

Merce Cunningham: Comment naît un mouvement Le bon plaisir  02/02/1991

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