Parcourons la correspondance entre les deux grands écrivains de le première moitié du XXe siècle, fervents défenseurs de l'amitié franco-allemande

Romain Rolland et Stephan Zweig
Romain Rolland et Stephan Zweig © Getty / Imagno

« Rolland était le premier Français auquel je parlais depuis trois ans. Je savais parfaitement que cet ami qui était debout devant moi était l'homme le plus important de cette heure de l'histoire du monde, que c'était la conscience morale de l'Europe qui me parlait. »

Stefan Zweig, Le Monde d’hier, 1934.

Cet exercice d’admiration témoigne d’une magnifique amitié qui a duré trente ans : celle qui a réuni, de 1910 à 1940, deux écrivains de renom, le Français Romain Rolland et l’Autrichien Stefan Zweig.

De quinze ans son aîné, le premier fascine le second par son engagement pacifiste de la première heure. Né en 1866 en Bourgogne, Romain Rolland a 48 ans lorsqu’éclate la Première Guerre Mondiale. Publié dès octobre 1914, son appel à refuser la guerre et à rester Au-dessus de la mêlée fait scandale.

Voyage à travers la correspondance entre Romain Rolland et Stefan Zweig

Son cadet, Stefan Zweig, né en 1881 à Vienne, a 31 ans lorsqu’il s’enthousiasme à la lecture de Jean-Christophe, le grand roman sur la fraternité, publié par Romain Rolland en 1912, et que j’ai eu le plaisir de vous lire la semaine dernière.

Ce soir, je suis toujours en compagnie de mon ami et camarade de la Comédie-Française, Hervé Pierre, qui nous fait partager sa passion pour cet humaniste engagé.

Nous voyagerons dans la passionnante Correspondance entre Romain Rolland et Stefan Zweig, publiée en trois volumes chez Albin Michel, dans la traduction de Siegrun Barat.

Programmation musicale :

NATALIE DESSAY et ROLANDO VILLAZON : « Stille nacht »

GERARD DEPARDIEU : « Gottingen »

Avec les voix de Jean Guéhenno et Romain Rolland (Archives INA)

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