Du Brexit aux élections américaines, petit tour d'horizon de la littérature anglo-saxonne, des classiques aux contemporains

Thomas More
Thomas More © Corbis / Leemage

« Plus de plongeons dans des piscines d’eau chlorée éclairées en vert par en-dessous. Plus de match de base-ball disputés à la lumière des projecteurs. Plus de luminaires extérieurs, sur les vérandas, attirant des papillons de nuit les soirs d’été. Plus de trains filant à toute allure sous la surface des métropoles. Plus de villes. Plus de films, sauf rarement, sauf avec un générateur noyant la moitié des dialogues. Plus d’internet. Plus de réseaux sociaux, plus moyen de faire défiler sur l’écran des litanies de rêves, d’espoirs fiévreux, de photos de déjeuners, des projets de rendez-vous, des supplications, des plaintes, des désirs, des photos de bébés. Plus moyen de commenter les récits de la vie d’autrui et de se sentir ainsi un peu moins seul chez soi. Plus d’avatars. »

Ce monde en crise, privé d’électricité, est un monde post-apocalyptique né de l’imagination d’une jeune romancière canadienne, Emily St John Mandel. A 37 ans, l’auteur signe un quatrième roman passionnant, édité chez Rivages, qui s’intitule Station Eleven. C’est l’une des découvertes de cette rentrée littéraire : un roman de science-fiction qui décrit une Amérique du Nord dévastée par une épidémie de grippe.

Ce soir, je vous invite à un petit tour d’horizon du monde anglo-saxon. Depuis l’annonce du Brexit anglais en juillet dernier, jusqu’aux prochaines élections américaines, comment la littérature anglophone se fait-elle l’écho des inquiétudes politiques ? Nous irons fureter du côté desutopies et des contre-utopies, qui ont marqué l’histoire de la pensée anglo-saxonne.

Des peurs catastrophistes aux espoirs idéalistes, découvrons plusieurs récits de science-fiction, qui, à la croisée de la littérature et de la philosophie, ont le mérite d’introduire un peu d’ironie dans un monde incertain. Parmi les voix que nous entendrons, celles d’auteurs contemporains et celles de grands penseurs classiques, tendez bien l’oreille, car un certain Shakespeare s’impose, de part et d’autre de l’Atlantique...

Avec les extraits suivants :

1. Station Eleven, d'Emily Saint John Mandel, traduction de Gérard de Chergé, aux éditions Rivages

2. Watership Down,de Richard Adams, traduction réactualisée de Pierre Clinquart, publiée aux éditions Monsieur Toussaint Louverture

3. L’Utopie de Thomas More, traduction de Victor Stouvenel, publiée aux Editions sociales (1966)

4. Traité de la Désobéissance civilede Henry David Thoreau, éditions Pauvert (1968)

►►► Et aussi : La Marche de l'histoire consacrée à Thomas More

Programmation musicale :

THE VINES : « Green Utopia »

GOLDFRAPP : « Utopia »

BRUCE SPRINGSTEEN : « Born in the USA »

Les archives de l'INA :

-Aldous Huxley:Plusieurs des prophéties faites dans « Le meilleur des monde » se sont déjà réalisées ,son pessimisme

(Inter actualités 26/07/1961 Claudine Chonez)

-Michel Foucault :Les utopies

(Heure de culture française 07.12.1966)

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