Depuis deux jours, on a tout dit. Pourtant, l'essentiel des êtres disparaît avec eux. Avec lui, c'est encore plus vrai. Patricia Martin évoque ses souvenirs avec Pierre Bergé.

Sa part de mystère était immense. Je l'ai un peu côtoyé mais surement pas connu.

Il pilotait le prix Décembre depuis des années, insufflant son énergie à notre jury, tempêtant lorsque l'un de nous évoquait un livre que lui n'avait pas aimé, balayant d'un revers de manche nos arguments, nous affrontant de ses yeux d'acier.

Pour ma part, j'étais glacée. Mais la tempête se faisait joyeuse et chaude lorsqu'il aimait.

Quelle passion cet homme aura-t-il eu pour les artistes, pour la beauté, pour la rigueur et le travail.

A la mort d'Yves Saint Laurent, privilégiés que nous étions, il nous a permis de visiter l'appartement de 55 rue de Babylone à Paris. Sans même parler des objets, des tableaux d'exception qui le meublaient, la présence très forte de ce génie qu'a té Saint Laurent était dans l'air.

Le chien Moujid, un bouledogue français, était venu nous accueillir. Plus loin, d'autres Moujid, ceux qui l'avaient précédé dans la vie de Saint Laurent et de Bergé, cette fois peint pas Andy Warhol. Émotion immense d'être là.

Mais c'est à Pierre Bergé que nous laissons la parole. Extrait d'une émission de France Culture, A voix nue, au micro de Joëlle Gayot. Il y parle de l'amour.

► ALLER PLUS LOIN | Pierre Bergé - Un temps pour tout, série d'entretiens réalisés par Joëlle Gayot pour l'émission A voix nue sur France Culture en 2016 (éditions Radio France).

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