En général, quand on en reçoit plus qu’on en envoie, c’est que l’on vieillit...

Il fut un temps où l’on se déplaçait en personne pour présenter ses vœux.
Il fut un temps où l’on pouvait même payer un gentilhomme pour le faire à votre place.
Ça, c’était sous Louis XIV, je crois savoir qu’Alain Baraton reste fidèle à cette pratique.

Savez-vous qu’il a été interdit de présenter ses vœux ?

Cela n’a pas duré très longtemps, entre 1791 et 1797, la Révolution était passée par là.

Ceux qui dérogeaient à la règle pouvaient même encourir la peine de mort. Un député, lors d’une séance à la Convention, avait même crié à la tribune que c’était là fausses démonstrations, frivoles cliquetis de joues – je le cite – fatigantes et avilissantes courbettes.

Dans le Journal Universel, le sapeur Audouin avait même écrit : le jour de l’an est supprimé. C’est fort bien. Qu’aucun citoyen, ce jour-là, ne s’avise de baiser la main d’une femme, parce qu’en se courbant, il perdrait l’attitude mâle et fière que doit avoir tout bon patriote.

Néanmoins, il parait qu’aux douze coups de minuit, embrasser une personne du sexe opposé porte bonheur. Des baisers sous une boule de gui et autant de baisers que de baies.

Si vous voulez que vos vœux se réalisent

Dès minuit une minute, quelquefois même avant, chacun se précipite sur son portable, pour envoyer des textos de bonne année.
Elle est loin la 1ère carte de vœux lithographiée et coloriée à la main signée John Calcott Horsley. C’était en 1843, en Angleterre.

Elle avait été éditée en 1000 exemplaires qui aujourd’hui doivent valoir une fortune.

Pour la bonne année, deux styles au choix. Les Enfantastiques...

... ou bien Ella Fitzgerald avec What are you doing New Year’Eve ?

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