"J’ai gagné, j’ai gagné!" disent les petits quand ils font la course… un plaisir simple, sain, parce qu’un petit quand il gagne ne bat pas son adversaire, il gagne tout court… c’est après que la situation se complique, quand on grandit… on se rend compte qu’écraser l’autre, ça peut procurer une certaine forme de plaisir, c’est vrai… et puis ça fait quelque chose d’avoir la meilleure note, et plus tard encore, plus vieux, ça fait quelque chose quand votre patron loue vos qualités, surtout que c’est mérité parce que vous vous êtes quand même bien démené! Bon, d’accord, vous avez caché quelques infos à vos collègues pour être bien sûr d’être l’unique gagnant comme encore petit mais un peu plus vieux, vous faisiez des croche-pattes à ceux qui courraient un peu plus vite que vous…Que l’esprit de compétition soit loué parce qu’il est stimulant, personne n’en doute…

Ce qui pose problème en revanche, c’est ce même esprit qui s’infiltre partout à l’école, comme au boulot, en famille comme dans le lit conjugual, cet esprit de compétition qui devient un modèle dominant, et qui nous pousse à toujours plus là où parfois on a juste envie d’un peu moins…

"Faut-il tuer l'esprit de compétiton?": c’est le menu de notre débat du midi…

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Site de l'Appel des Appels « Nous, professionnels du soin, du travail social, de l'éducation, de la justice, de l'information et de la culture, attirons l'attention des Pouvoirs Publics et de l'opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps. A l'Université, à l'École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l'information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s'accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions. Au nom d'une idéologie de "l'homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. Cette idéologie s'est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue. Nous, professionnels du soin, du travail social, de l'éducation, de la justice, de l'information et de la culture, refusons qu'une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l'éducation, la justice, l'information et la culture. Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris. » Roland Gori et Stefan Chedri,  le 22 décembre 2008

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