L’Europe cesse visiblement d’être naïve face à la redoutable concurrence chinoise.

La grande crainte de certains Etats européens, c'est de voir des pans entiers de leur économie s'écrouler, des milliers d’emplois disparaître, une fois que la Chine se verrait reconnaître le statut d’économie de marché par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Le problème c'est qu'au sein de l'Union Européenne, il y a beaucoup d’Etats qui n'ont pas d'industrie. Ils restent donc favorables à une politique de libre-échange avec la Chine sans éprouver un réel besoin de se protéger.

Nouvelle méthodologie

D'où les difficultés à se mettre d’accord à 27 pour établir des règles qui s'imposeraient aux Chinois. Au terme d'âpres discussions entre les Etats-membres, un compromis a finalement été trouvé. Une nouvelle méthodologie que nous explique Emmanuel Maurel, membre de la commission du commerce international du parlement européen. Interview

Dans le reste de l'actualité européenne

  • La gauche européenne se cherche un nouveau souffle

Dix-huit mois avant les élections européennes, le Parti socialiste européen, réuni depuis trois jours à Lisbonne, cherche à trouver la parade aux multiples défaites électorales de ces derniers mois. 

Petit rappel : En France, le PS est passé directement de l’Élysée à un score de 6,5 % à la présidentielle. Aux Pays-Bas, les travaillistes ont perdu 29 des 38 sièges qu’ils détenaient à la Chambre basse. En Allemagne, le SPD a réalisé le score le plus faible de son histoire. En Pologne, la gauche n’est plus du tout représentée à la Diète. Le Brexit complique encore plus les choses puisqu’il va faire perdre 20 élus travaillistes au Parlement européen. Si cette tendance se confirme pour les européennes de 2019, le groupe social-démocrate du Parlement européen pourrait passer sous la barre des 150 élus contre 185 aujourd'hui.

  • Après la France Pierre Gattaz aurait des visées européennes

L’actuel président du MEDEF viserait le poste occupé actuellement par l’italienne Emma Marcegaglia à la tête de Business Europe (la fédération européenne du patronat, le MEDEF européen).

Le mandat de l'italienne se termine en 2018. Pierre Gattaz s'inscrirait ainsi dans les pas d’Ernest-Antoine Seillière, qui avait dirigé le Medef de 1997 à 2005, puis l’organisation bruxelloise de 2005 à 2009.

  • Dans l'agenda européen

Mardi 5 décembre, les pays de l'Union européenne doivent publier la liste noire de paradis fiscaux opérant hors de leurs frontières, une première pour l'UE, après les révélations des Panama et Paradise Papers.

Les 28 ministres des Finances de l'UE ont promis d'être exemplaires. La grande question est : y aura-t-il un pays européen dans cette liste ?

Pierre Moscovici, le Commissaire européen aux affaires économiques et financières et à la fiscalité, prône un gel des financements européens pour les pays figurant sur une future liste noire des paradis fiscaux. 

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