La Commission européenne et le Parlement européen songent à mettre en place une "euro redevance routière".

L'idée serait d‘interdire partout les vignettes et de les remplacer obligatoirement par des péages mais pas seulement sur les autoroutes.
L'idée serait d‘interdire partout les vignettes et de les remplacer obligatoirement par des péages mais pas seulement sur les autoroutes. © AFP / Philippe Desmazes

Actuellement selon les pays, la taxation des voitures et des camions est différente. Il y a des pays à péage comme la France, il y a des pays où l’on règle une vignette différenciée pour les camions ou les voitures, (ce n'est plus le cas pour la France)il y a enfin des pays où les conducteurs ne paient rien. Il faut savoir qu’aujourd'hui, il n'y a que 25% du réseau routier trans-européen où le conducteur met la main au porte-monnaie pour circuler.

Au printemps dernier, la Commission européenne a mis sur la table des propositions pour mettre fin au système de vignettes. Les parlementaires européens se sont saisis du sujet pour faire également des propositions.

L'idée serait d‘interdire partout les vignettes et de les remplacer obligatoirement par des péages mais pas seulement sur les autoroutes. Un système qui appliquerait deux principes aux automobilistes et camions: pollueur/payeur et utilisateur/payeur.

Les recettes issues de ces péages européens seraient affectées a l'amélioration des réseaux et a la lutte contre la pollution.

Dans le reste de l'actualité européenne

  • Le bœuf de la discorde entre l’Union européenne et l’Amérique du sud

Cette semaine la commission européenne a proposé d'ouvrir davantage le marché européen au bœuf sud-américain pour accélérer les négociations avec le Mercosur, le marché commun d'Amérique du Sud. L’objectif : la signature d'un accord de libre-échange.

L'UE a proposé d'importer 99.000 tonnes de bœuf sud-américain par an, au lieu de 70.000 tonnes. Bruxelles espère ainsi convaincre le Mercosur d'ouvrir plus rapidement son marché aux voitures, aux produits laitiers européens, et d'autoriser les sociétés européennes à répondre aux appels d'offres publics.

Stéphane Traver, le ministre de l’agriculture, a déclaré à l’Assemblée nationale que « le compte n’y était pas ». En clair pas question d‘accepter cette augmentation par crainte de faire la ruine des éleveurs français déjà mal en point.

  • Les députés valident le retour à un mode de scrutin par liste nationale aux élections européennes de 2019

Cette fois le système des circonscriptions multi-régionales jugé illisible est définitivement abandonné. Il y aura donc une circonscription nationale unique. Le scrutin sera à la proportionnelle à la plus forte moyenne avec un seuil d'accès pour obtenir des sièges fixé à 5% des suffrages exprimés.

Le projet de loi laisse la possibilité de constituer au niveau européen des listes pan-européennes. Une option rendue possible par le redéploiement des 73 sièges britanniques au Parlement européen. 

La semaine prochaine le Parlement européen en session a Strasbourg votera sur la répartition de ces 73 sièges britanniques. La France devrait récupérer 5 élus et passer de 74 à 79 sièges. 46 de ces 73 sièges seront gardés en réserve, dont 16 pour de futurs élargissements et 27 alloués à des listes pan-européennes.

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