Les lanceurs d’alerte devraient être mieux protégés dans tous les pays européens dans les années à venir...

Après deux années d'hésitation, la commission vient de rendre public ses propositions pour assurer une protection européenne pour les lanceurs d’alerte. Jusqu'à présent, elle considérait que cette  protection européenne n'était pas nécessaire, puisqu'il existait déjà des législations nationales dans une dizaine de pays.

Bruxelles propose désormais de protéger par exemple des salariés qui lanceraient une alerte dans le cadre de leur travail pour violations du droit de l'union.

Les domaines couverts sont large : cela va des intérêts financiers aux règles des marchés publics, en passant par  la sécurité des produits, des transports, la protection des consommateurs et des donnes personnelles.

Un mécanisme interne de signalement protégeant l'identité du lanceur d'alerte sera obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés et les administrations.

La commission reprend là l'essentiel des propositions que le parlement européen a adopté en octobre dernier.

La députée Virginie Roziere était rapporteuse de ce texte. Elle est satisfaite mais elle estime qu'il faut aller encore plus loin

Une bonne nouvelle a quelques semaines des vacances pour ceux qui vont voyagé...

Depuis mardi, les européens voyageant en dehors de l'Union peuvent bénéficier d’une meilleure protection consulaire.

Si vous êtes dans un pays où il n'y a pas d'ambassade de France,  vous pourrez obtenir une assistance auprès d'une autre ambassade d'un pays des 27 qui lui serait bien présent dans le pays ou vous vous trouvez.

Protection possible en cas de crise, de catastrophe naturelle, de maladie grave, d'arrestation, de perte ou de vol de votre passeport.

Quand on parle gros sous en Europe,on n’est pas loin de la dispute...

En jargon bruxellois, on appelle cela le cadre financier pluriannuel. En clair combien on met dans la caisse commune de 2021 à 2027 pour que l'Europe des 27 fonctionne. La somme 1279 milliards d'euros. 

Avec le départ des anglais, cela se complique, car il faut compenser le trou de 15 milliards que laissent les britanniques.

Or c'est la commission qui gère le budget du magasin. Jean Claude Junker a proposé cette semaine une hausse de ce budget  mais avec des coupes dans des secteurs emblématiques comme l'agriculture et les fonds de cohésion à destination des régions modestes.

La France hurle et ne veut pas entendre parler des baisses des aides agricoles.

Le Danemark, les Pays-Bas et l'Autriche refusent de mettre la main à la poche pour financer le Brexit.

De belles empoignades sont à venir d'ici mai 2019, date où il faudra que tout le monde se mette d’accord pour faire fonctionner la boutique.

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