Cette semaine Pierre Moscovici a quitté définitivement son poste de commissaire européen aux affaires économiques financières et à la fiscalité. L'occasion de dresser le bilan de ses cinq années passées à Bruxelles

On se souvient qu’en 2014 lorsque Pierre Moscovici arrive à Bruxelles.

Lors de son audition devant les euros-députés,  un parlementaire lui lance: 

« Vous êtes le braconnier qui devient garde-chasse »,  en référence bien sûr à son passage à Bercy comme ministre de l’économie et des finances, période, ou  la France n’a pas fait preuve d’une grande rigueur pour gérer ses finances publiques. 

Cinq années et 20 directives plus tard, on peut dire que le bilan de Pierre Moscovici c’est à la fois de réels succès et de grosses frustrations. 

Les frustrations: Il n’y a toujours pas de budget de la zone euro. 

Ses propositions de réforme pour lutter contre les fraudes à la TVA mais aussi d’instaurer une taxe numérique européenne sont restées dans les placards des Etats membres. 

Les succès: Une application souple des règles budgétaires, mais aussi la lutte contre les paradis fiscaux. Elle a incontestablement progressé même s’il reste beaucoup à faire, le secret bancaire a été abandonné en Suisse, au Liechtenstein, à Monaco, en Andorre et à San Marin. 

Mais ce dont Pierre Moscovici est peut-être le plus fier c‘est d’avoir mis tout en œuvre, pour qu’en 2015 la Grèce reste dans la zone euro.

En Espagne le nouveau parlement entre en fonction.

Session parlementaire ouverte mardi avec une extrême droite en force. 52 députés pour Vox. Une rentrée dans un contexte de blocage politique. Pedro Sanchez le leader socialiste ne dispose toujours pas de soutiens suffisants pour former une majorité et un gouvernement. 

Instabilité politique également en Finlande. 

Le premier ministre a démissionné mardi. Depuis le mois de juin, il était à la tête d’une coalition de centre gauche. La crise est partie d‘un projet de la poste finlandaise, une entreprise publique, de faire passer 700 salariés sous une nouvelle convention collective moins favorable. Cela a entrainé des grèves soutenues par l’opinion publique et la chute du gouvernement. 

Dans l’agenda européen  

Mercredi nouvelles négociations entre le parlement européen et les gouvernements sur la réforme du cabotage, du temps de repos et du détachement des chauffeurs routiers. S’il n’y a pas d’accord les négociations seront reportées en 2020. 

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