Angela Merkel s’est prononcée cette semaine en faveur de l’arrêt des négociations de la Turquie avec l’Union européenne.

La chancelière allemande s'est prononcée en faveur d'un arrêt des négociations pour l'entrée de la Turquie en Europe
La chancelière allemande s'est prononcée en faveur d'un arrêt des négociations pour l'entrée de la Turquie en Europe © AFP / BRITTA PEDERSEN / DPA

Il est évident que la Turquie ne devrait pas devenir membre de l’Union européenne

Une petite phrase prononcée lors de son débat télévisée avec Martin Schultz. Angela Merkel veut désormais en finir avec la candidature de la Turquie, c’est donc un énorme tabou qui est brisé. Jamais un chef d’Etat ou de gouvernement n’avait été aussi loin. Angela Merkel rompt ainsi avec une ambiguïté qui dure depuis des mois, voire des années.

La Turquie, a entamé des négociations formelles d'adhésion en 2005. Mais en raison de l'opposition de plusieurs Etats membres, dont Chypre et la France, seuls 16 chapitres de négociations sur un total de 35 ont été ouverts.

Une annonce logique

La tension entre l’Allemagne et la Turquie est au plus haut depuis le coup d’état manqué contre le président turc l’an passé.

Cette déclaration a le mérite de clarifier la situation, explique le député européen Alain Lamassoure : "La Turquie ne sera jamais membre de l’Union européenne". La procédure, quant à elle, est assez simple : les négociations actuellement en cours ne reprendront sans doute pas.

Les européens se prononceront sur la question lors d’un sommet européen en octobre, après, bien sûr les élections allemandes.

Que prévoit l’Europe en cas de catastrophes naturelles qui touche l’un de ses membres?

Il y a ce qu’on appelle le Fonds de solidarité de l'Union européenne (FSUE).

Il a été mis en place pour faire faire face aux grandes catastrophes naturelles et exprimer la solidarité de l'UE à l'égard des régions de pays sinistrés. Il a été créé en réponse aux graves inondations qui ont touché l'Europe centrale pendant l'été 2002.

Depuis, il est intervenu dans 76 cas de catastrophes naturelles, parmi lesquels des inondations, des incendies de forêts, des tremblements de terre, des tempêtes et la sécheresse. À ce jour, 24 pays européens en ont bénéficié pour un montant de plus de 5 milliards d’euros. Nul doute que les Antilles seront éligibles à recevoir cet argent. Exception peut être de Saint-Barthélemy qui dispose d‘un statut spécial puisqu’elle ne fait pas partie de l’Union européenne.

L’aide peut être très importante : en novembre 2016, quelques mois après que le centre de l’Italie a été dévasté par des tremblements de terre (en août et en octobre), l’Union Européenne débloque une première tranche d’aide de 30 millions d’euros.

Ces 30 millions d’euros, c’est le maximum que la Commission peut débloquer en urgence et sans étude préalable du dossier. Actuellement le fond le plus élevé versé par l’Union Européenne est de 500 millions d’euros pour la catastrophe de l’Aquila en Italie.

Les FSUE constituent la réponse la plus importante de l’Union Européenne face à ces catastrophes. Le problème c’est que la procédure est très lente. Ce qui est normal : il faut contrôler l’affectation de l’argent. Et du coup, cette aide prend du temps pour être opérationnelle. Elle doit à faire face à une lourde bureaucratie et une longue procédure.

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