Le droit du travail reste une prérogative exclusivement nationale à l’exception des droits fondamentaux et du droit de la santé. Par exemple, il existe désormais une sécurité sociale européenne (concrètement tout le monde peut obtenir une carte de sécurité sociale européenne lorsqu’il voyage), ou alors des règles européennes communes protègent l’intégrité physique des travailleurs. Mais pour le reste il n’existe pas de code du travail européen. Certains pays n’ont même pas de code du travail du tout, tout simplement parce que ce sont les partenaires sociaux qui gèrent le droit du travail par le biais d’accord d’entreprises. Du coup, Manuel Valls et François Hollande ont toute latitude pour engager les réformes qu’ils souhaitent à partir du moment où ils n’attaquent pas les droit fondamentaux.

Pour autant les Européens se sont tout de même mis à minima d’accord sur certains dossiers comme les congés et le temps de travail. Il reste que des convergences sont très difficiles à obtenir. Par exemple, sur le temps de travail en Europe, un salarié ne peut pas travailler plus de 48 heures dans la semaine. Sauf que les britanniques ont obtenu une clause d’exception : si le salarié et l’employeur se mettent d’accord, ce plafond peut atteindre 60 ou 65 heures. Cela dit, contrairement aux idées reçus alors que l’Allemagne affiche un quasi plein emploi, c’est l’un des pays de l’union qui protège le mieux ses salariés permanents. En revanche les Allemands protègent moins bien leurs salariés temporaires.

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