Au mois de juillet, les 27 se sont mis d'accord aux forceps pour un fonds de relance post Covid de 750 milliards d'euros. Mais Stéphane Leneuf nous apprend que rien n'est acquis, pour autant...

Le Parlement européen doit donner son aval à ce plan de relance... et cela coince. La problématique est simple. En juillet, pour faire avaler les 750 milliards d’Euros aux Etats dits frugaux, les autres Etats ont accepté de raboter des crédits dans des programmes européens  qui sont votés dans le cadre du budget  de l'Union.

Exemple : le programme de recherche Horizon est passé de 94 milliards à 81 milliards.  Ou encore trois milliards de moins pour Erasmus. Or le  parlement souhaite  améliorer ces enveloppes.  Deuxième point de tension: les élus demandent que de nouvelles ressources propres soient inscrites au budget européen (exemple une taxe sur les géants numériques).

Enfin, les députés conditionnent leur accord au plan de relance  au respect de l'Etat de droit dans certains pays. Sont visées la Hongrie et la Pologne, qui ont souvent tendance à s'asseoir sur le droit européen.  Cette semaine, l'Allemagne qui préside l'Union a mis la pression en expliquant que les marges de négociations seraient très faibles. De son côté, La Hongrie menace de ne plus signer le plan. Bref: les discussions s'annoncent longues et difficiles. 

La Pologne va accélérer sa sortie du charbon

Le gouvernement polonais compte  investir massivement dans les énergies renouvelables et le nucléaire afin d'affronter les défis imposés par le changement climatique et surtout s'assurer un approvisionnement stable en électricité. D'ici 2040, la Pologne prévoit  d'investir  33 milliards d'euros pour construire ses premières centrales nucléaires. La première serait opérationnelle en 2033. 

Investissements également de  29 milliards d'euros dans l'éolien offshore à l'horizon 2040. Premier producteur européen de charbon, la Pologne est le seul pays membre de l'Union européenne à avoir refusé de s'engager à passer à la neutralité carbone d'ici 2050.

L'application de partage de vidéos TikTok va rejoindre le code de conduite de l'UE contre la haine en ligne.

Cette application très  populaire auprès des adolescents, a déjà rejoint en juin dernier  le code de bonnes pratiques de l'UE contre la désinformation en ligne.  Lancé en 2016, le code de conduite de l'UE contre la haine en ligne a été signé par les principaux   réseaux sociaux Facebook, Twitter, YouTube, Instagram, Snapchat ou encore Daily motion. 

Le Parlement européen n’ira pas à Strasbourg pour sa session plénière de rentrée. 

La raison: le département du Bas-Rhin est en  zone rouge covid. Les parlementaires siègeront donc à Bruxelles. Début de la session lundi soir jusqu'à jeudi.

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