Les chefs d'Etat et de gouvernement ont doncvalidé l'accord sur le Brexit entre la Commission européenne et Londres. On entre désormais dans le dur des négociations. Un dossier s'annonce explosif : celui de la pêche.

Un dossier qui inquiète beaucoup les pêcheurs Français et on les comprend.  Il faut savoir que la pêche est une des rares politiques communes des européens. Tout se décide de manière collective entre les Etats Membres.

Quotas

Pour la préservation des ressources, les Etats décident ensemble des seuils à ne pas dépasser pour les captures, et pour l'organisation du marché, ils s'accordent ensuite sur les quotas. Cette semaine, au terme de négociations difficiles, ils ont trouvé un terrain d’entente pour respecter d'ici 2020 ces fameux quotas pour la mer du Nord et l'Atlantique Nord.

Une politique commune de la pêche qui a permis de mettre un terme aux guerres maritimes récurrentes auxquelles on assistait il y a plusieurs années. 

Espace maritime

Or, le départ des britanniques pourrait faire vaciller ce fragile équilibre. Il faut savoir que 65% de la pèche française tire sa production des eaux territoriales britanniques, (notamment la Bretagne, la Normandie, et les Hauts de France qui représentent 75% du secteur). De plus, 70% de la pêche britannique est exportée sur le continent.

Les douze mille pêcheurs britanniques ont massivement voté pour le Brexit. Il y a une vraie volonté politique de la part des britanniques de se réapproprier leur espace maritime et de contrôler les bateaux qui viendront pécher. 

La France est le pays qui a le plus à perdre si aucun accord n’est trouvé.

Alain Cadec, président de la Commission pêche du Parlement européen. Interview.

Dans le reste de l'actualité européenne

  • Le Flop européen de la semaine

C'est l’initiative pro-macron du député européen socialiste Gilles Pargneaux. 

En début de semaine Gilles Pargneaux annonce qu'il a une liste de 70 députés européens français et étrangers prêts à faire liste commune sous la bannière macroniste pour les élections européennes. Le problème c'est que personne n'a jamais vu cette liste. Pire, certains de ceux qui étaient pressentis pour y figurer, comme le belge Claude Turmes ou le Français Arnaud Danjean, ont vigoureusement démenti être de la partie. Dans l'entourage de Gilles Pargneaux, on a laissé entendre que cette liste sera rendue publique début 2018, mais pour l'instant cela fait plutôt plouf...

  • Christophe Castaner rêve d’un Parlement européen qui existe déjà 

Dans un entretien accordé  au quotidien belge Le Soir, le délégué général de LREM évoque le scrutin de 2019. Christophe Castaner souhaite une assemblée où les alliances se fassent, non pas selon des logiques purement politiques, mais en fonction des dossiers.

Or, qui connait le fonctionnement politique de l'assemblée européenne sait pertinemment que c'est déjà le cas. 

Christophe Castaner renvoyé dans ces cordes par le chef de file du PPE, groupe majoritaire à Strasbourg : pour Manfred Weber, "Christophe Castaner découvre seulement maintenant la façon dont les groupes politiques travaillent Nous n'avons pas attendu LREM pour bâtir des coalitions en fonction des sujets, et construire des majorités transpartisanes".

Et puis à noter qu'à La République en marche, on prépare déjà ce scrutin puisque le député Pieyre-Alex Anglade a été nommé par Christophe Castaner à la tête d'une « task force » pour les européennes. Actuellement, LREM n'est membre d'aucun groupe au Parlement et pour cause, le mouvement n'existait pas en 2014. 

  • Dans l'agenda européen Stéphane 

Jeudi 21 décembre, toute l'Europe aura les yeux rivés sur la Catalogne, où sont organisée les élections régionales pour renouveler le parlement.

Deux grandes interrogations : le score des indépendantistes et la participation à ce scrutin, qui s’annonce déterminant pour l'avenir de la région.

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