La semaine prochaine sera décisive pour l'avenir des relations entre le PPE, principal groupe de la droite au Parlement européen et le premier ministre hongrois Viktor Orban.

Mercredi à Bruxelles le bureau politique du PPE se réunit avec un ordre du jour simple: faut-il exclure le trublion Hongrois du parti ? Trublion, car on ne compte plus désormais ses diatribes anti européennes, eurosceptiques et xénophobes, contraires aux valeurs du PPE. La dernière saillie hongroise a mis le feu aux  poudre : pour lancer sa campagne des élections européennes, Vicktor Orban a fait placarder dans Budapest des affiches de Jean Claude Junker l'accusant de soutenir l'immigration. 

Ce fût la provocation de trop : une douzaine de partis affiliés au PPE ont demandé l'exclusion de Viktor Orban. Cette semaine, Manfred Weber  le chef de file de la droite européenne s'est rendu à Budapest. Il a rencontré le Premier ministre hongrois. Les problèmes ne sont pas réglés a-t-il déclaré  après la rencontre. Il a  tout de même obtenu les excuses de Viktor Orban, mais elles sont jugées insuffisantes.  

A défaut d’exclusion Vicktor Orban pourrait être simplement suspendu.  Voir ne pas être exclu du tout explique Martin Michelot spécialiste des pays de l'Europe de l'Est à l'institut Notre Europe Jacques Delors.   

Angela Merkel prend ses distances avec Emmanuel Macron. 

Un mois après avoir célébré  en grande pompe le nouveau traité franco-allemand la chancelière affiche clairement ses divergences sur l'avenir de l'Europe avec le président de la république. Angela Merkel apporte son soutien aux propositions décapantes de son parti et de sa nouvelle chef Annegret Kramp-Karrenbauer. Rapatriement du parlement européen à Bruxelles, siège européen unique au conseil de sécurité à l'ONU à la place de celui de la France  opposition à un salaire minimum européen voulu par Emmanuel Macron.

Va-t-on vers une suspension des négociations d'adhésion de la Turquie?

C'est en tout cas le souhait des parlementaires européens. Au vu du très mauvais bilan de la Turquie en matière de respect des droits de l'homme et d 'Etat de droit les parlementaires ont voté un texte cette semaine demandant cette suspension. Une décision qui revient aux chefs d’etat et de gouvernement des 28. Des négociations qui ont débuté en 2005 et qui sont actuellement au point mort.

Dans l'agenda européen de la semaine.

Conseil européen la semaine prochaine à Bruxelles. Le Brexit une nouvelle fois sur la table avec la demande de report des Britanniques.  

Une demande soumise à l'accord unanime des vingt-sept. 

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