Le Parlement européen a débattu cette semaine sur les moyens que l'Europe pourrait allouer à cette reconstruction, qui devrait prendre des mois, voire plusieurs années.

Et en cette période de disette financière dans les Etats membres, les parlementaires ont lourdement insisté pour que le Fonds de solidarité de l'Union européenne ne soit pas touché par les restrictions budgétaires et qu'il soit sanctuarisé et même renforcé.

Pour rappel, ce fonds a été crée en 2002 pour aider les pays qui subissent des catastrophes naturelles. Entre 2003 et 2014, l'Italie a touché plus d'un milliard d’euros pour se reconstruire après plusieurs tremblements de terre. Il est encore trop tôt pour savoir combien l'Europe pourrait mettre sur la table.

Le problème, c'est que ce fonds d’urgence a été réduit de moitié

Il était d'un milliard d'euros sur la période 2007/2013. Il n'est plus que de 500 millions d’euros pour le cycle budgétaire 2014/2020.

Il y a moins d’argent certes, mais un autre problème se greffe pour le déblocage des fonds. Ils sont alloués pour les pays appartenant a l'Union européenne, or, Saint-Barthélémy n'appartient pas à l'Union.

Interview de Franck Proust, député européen.

Après le passage d'Irma, la France a désormais 12 semaines pour demander l'activation de ce fonds afin d'aider à la reconstruction des deux îles. Pour l'instant cette demande n'est pas encore arrivée dans les services de la Commission européenne qui gère cet argent.

Dans le reste de l'actualité européenne

  • Les européens commencent à prendre conscience des risques des investissements étrangers

L''Europe est ouverte au libre-échange, mais l'Europe passoire ou naïve cela semble terminé. Les européens commencent en effet à prendre conscience des dangers que les financements et les investissements étrangers peuvent faire courir aux entreprises européennes, mais aussi dangers sur la perte de contrôle de secteurs entier de l'économie.

Mercredi, Jean Claude Junker dans son Discours sur l'état de l'Union, a averti clairement que désormais, les européens surveilleront l'investissement étranger :

L'Europe doit défendre ses intérêts stratégiques

Un avis partagé par Emmanuel Macron et Angela Meckel. Reste à savoir comment cela traduira dans les actes...

  • Les négociations sur le Breixit toujours dans l'impasse

Le quatrième round de discussions devait reprendre lundi. Il a été repoussé d'une semaine. Tout le monde se retrouvera autour de la table le 25 septembre. Toujours aucun progrès dans les négociations.

Le gros point de blocage reste toujours la note que doit régler le Royaume-Uni pour solder ses comptes avec l'Union européenne.

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