La commission Junker a été conspuée cette semaine par les députés européens tous groupes politiques confondus.

Les conditions de la nomination de l’allemand Martin Selmayr comme nouveau Secrétaire Général de la commission ont mis l’hémicycle strasbourgeois en ébullition. 

L’ancien directeur de cabinet de Jean Claude Junker s’est visiblement assis sur toutes les procédures légales et réglementaires pour récupérer le poste. Poste ô combien stratégique, car il règne sur  une administration de 33 mille fonctionnaires. Le Secrétaire Général de la commission c’est en quelque sorte un président bis. 

Lundi, les parlementaires se sont saisis du sujet et le débat en séance plénière a été particulièrement houleux. Un élu allemand a même évoqué un coup d‘Etat. Aucun groupe politique n’a apporté son soutien à la commission dans cette nomination.  

Du coup plane le vote d’une motion de censure pour renverser la commission Junker. Le parlement européen en a le pouvoir. Il l’a déjà utilisé en poussant l’ancien président de la commission européenne Jacques Santer à la démission à l’issue d’une affaire d‘emploi fictifs.  

Soyons réaliste. Cela ne se reproduira sans doute pas. Les procédures sont très longues et surtout il y a les élections européennes l’an prochain avec l’arrivée d’un nouveau président de commission. Jean Claude Junker peut donc terminer son mandat tranquillement, car voter une motion de censure ce serait fragilisé les institutions européennes à l’heure de la montée des populistes. 

Tempête dans un verre d‘eau peut être. On en saura un peu plus dans les semaines qui viennent car la commission parlementaire du contrôle budgétaire a décidé d’enquêter sur les conditions exactes de cette nomination. Le Seylmayer Gate n’est pas terminé. 

Crise politique en Slovaquie. 

L’assassinat d’un journaliste anti-corruption a provoqué la démission du ministre de l’intérieur et vice premier ministre Robert Kalinak. Une démission qui était réclamée par l’opposition et des milliers de manifestants qui sont descendus dans la rue. Ce journaliste enquêtait sur des liens présumés entre des hommes d‘affaires slovaques et la mafia calabraise. Des appels à des élections anticipées se multiplient un peu partout dans le pays.

Quand les Néerlandais se prennent le bec sur les perruches. 

Les perruches à collier, espèce invasive aux Pays Bas (il y en plus de 15 mille, seulement 10 mille en France) n’aspirent plus la sympathie des promeneurs. Elles pillent les nids, abiment les arbres fruitiers, jacassent sans arrêt, ce qui a le don d’énerver parait il les partisans de la grasse matinée le dimanche (c’est sérieux).

A tel point qu’à Amsterdam il est interdit de les nourrir sous peine d'une amende de 70 euros.

Dans l’agenda européen.

Mardi, dernier délai donné à la Pologne pour amender sa réforme judiciaire controversée. Elle est considérée par la Commission européenne comme une violation de l'état de droit. En cas de refus; Bruxelles pourrait demander aux autres Etats membres de suspendre les droits de vote de la Pologne au sein de conseil.

Et puis mercredi, le commissaire européen à la Fiscalité Pierre Moscovici présente un premier projet de taxation des géants du numérique. La Commission envisage  une taxe  temporaire de 2% à 6% du chiffre d'affaire de ces entreprises.  

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