Retour sur les violences qui agitent l’Irlande du Nord depuis le début du mois d’avril.

Flammes à l'arrière d'un véhicule de police après que des violences ont éclaté à Newtownabbey, au nord de Belfast, en Irlande du Nord, le 3 avril 2021.
Flammes à l'arrière d'un véhicule de police après que des violences ont éclaté à Newtownabbey, au nord de Belfast, en Irlande du Nord, le 3 avril 2021. © AFP / PAUL FAITH

Des violences sans précédent depuis plusieurs années selon la police. Emeutes déclenchées par des unionistes protestants partisans d’une union totale avec le Royaume Uni, mais très vite dans certaines villes, ces émeutes ont dérapé en nouveaux affrontements, entre républicains, catholiques, partisans de la réunification avec la République d‘Irlande et protestants unionistes.

Depuis les accords de paix du Vendredi saint de 1998, qui a mis fin à des décennies de conflits entre les deux communautés, la paix restait fragile. Et là s’il y a de nouveau des tensions c’est en grande partie à cause du Brexit. Dans les rangs unionistes, on a le sentiment d‘avoir été trahit par Londres avec l’accord signé avec l’Union européenne. Un accord qui ne rétablit pas de frontière physique entre les deux Irlande mais qui établit de fait une frontière maritime entre l’Irlande du Nord et le Royaume Uni. 

Les contrôles douaniers doivent se réaliser dans les port nord Irlandais. Cela a entrainé de grosses ruptures d‘approvisionnement dans les étalages des supermarché nord Irlandais. La responsabilité d’un homme est pointée du doigt : Boris Johnson, qui a défendu sous la pression des unionistes irlandais une rupture radicale avec l’Union.

C’est donc au gouvernement britannique de résoudre le problème estime Nathalie Loiseau députée européenne et ancienne ministre aux affaires européennes

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