L’Europe de la défense avance tout doucement avec la signature cette semaine de la PESCO.

"Pesco" en espagnol, cela veut dire, je pêche. C'est exactement ce que signifie ce nouveau pacte de défense que 23 Etats européens ont signé. Ces états ont lancé en quelque sorte un filet, et dans quelques années, on verra bien ce qui sera récolté pour les européens en matière de défense. C’est un acte politique qui a été posé. La PESCO, c’est une coopération structurée permanente entre ces Etats, à l’image de ce qui se fait pour la zone euro. La PESCO c’est une sorte d‘eurozone de la défense.

Cette idée est venue après une prise de conscience ces derniers mois des européens qu’en matière de défense, on n’était jamais mieux servi que par soit même, surtout depuis que le parapluie américain n’était plus du tout garanti avec cl’arrivée de Donald Trump à la maison blanche. Mais aussi parce que le Brexit était une opportunité pour avancer dans le domaine de la défense, les britanniques s'étant toujours opposés au début d'un embryon de défense européenne…

L’Irlande, Malte, le Danemark et le Portugal n’ont pas pour l’instant signé ce pacte.

Pour des nouvelles règles de répartition des demandeurs d’asile, le Parlement européen met ses propositions sur la table..

Pour soulager à l'avenir les pays en première ligne comme L’Italie ou la Grèce, les euro députés proposent un "mécanisme permanent et automatique" de répartition. Il remplacerait l'actuel système qui prévoit que le pays de première entrée dans l'Union est responsable d'une demande d’asile.

Les parlementaires souhaitent que les demandeurs puissent être transférés à tout moment depuis leur pays d'arrivée vers d'autres pays, notamment vers les pays qui n’auraient pas atteint leur "juste part" d’accueil. Une « juste part » calculée en fonction du PIB et de la démographie. Les Etats membres qui refuseraient pourraient être privés de certains fonds européens.

Pour l’instant ce n’est que la position du parlement. Des négociations vont s'engager. Cette proposition a peu de chance d’être retenue car une majorité de de gouvernements refusent un mécanisme de répartition automatique.

Une carte interactive permet désormais de connaître à tout moment la qualité de l'air à travers l'Europe.

Cet "indice européen de la qualité de l'air", a été mis en ligne jeudi par l'Agence européenne pour l’environnement. Il centralise heure par heure les données de plus de 2 000 stations de mesures en Europe. Des points de différentes couleurs marquent les stations sur la carte. Cela va du vert clair au rouge foncé. Notez que des points gris apparaissent dans plusieurs Etats membres, comme l'Italie, la Grèce, et l’Islande, car pour l’instant, ces Etats ne transmettent pas leurs données.

La carte représente un instantané de la qualité de l'air à une heure précise sur les deux derniers jours. En Europe, plus de 80% des citoyens des villes européennes vivent avec une qualité de l'air qui n'est pas à la hauteur des normes de l’OMS. La pollution aux particules fines, a provoqué à elle seule en 2014 plus de 420 000 décès prématurés dans 41 pays européens.

Dans l'agenda européen, une décision est très attendue lundi. C'est une conséquence du Brexit. 

La question, c'est : où seront relocalisées l'autorité bancaire européenne et l'agence européenne du médicament. Elles vont quitter Londres où elles sont installées. 

La commission européenne dévoilera les deux gagnants parmi 23 villes candidates. À la clé ? Des retombées économiques. L’agence européenne du médicament représente 900 emplois. Lille et Paris sont sur les rangs. 

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