L’Union européenne et le Royaume uni ont trouvé cette semaine un accord sur les relations qu’ils espèrent bâtir après le brexit. Mais les négociations sont loin d’être terminées. Ce brexit inquiète beaucoup en Normandie.

L’accord trouvé cette semaine est un projet de "déclaration politique" qui a été transmis  aux capitales européennes. Le document sera joint au "traité de retrait" du Royaume-Uni, qui a déjà fait l'objet d'un accord la semaine dernière.Il cadre en fait les futures négociations   en matière de commerce, de politique étrangère, de défense et de sécurité. Il sera soumis à  l'approbation des chefs d ‘Etat et de gouvernement  dimanche lors d'un sommet à Bruxelles. Ce texte prévoit une période de transition a partir du 30 mars 2019 ( au lendemain du Brexit) jusqu’à fin 2020

Cela, c’est sur le papier car sur le terrain l’inquiétude persiste. Notamment en Normandie, région frontalière avec le Royaume Uni.  Cette semaine le président de la région  était d l’autre côté du chanel. Hervé Morin n’est pas revenu franchement rassuré de son périple. Outre le problème de la pêche, les futurs contrôles sur le flux de camions l’inquiète. Chaque année ils sont 100.000 à transiter par le port de Caen, 50.000 à Cherbourg, 30.000 au havre, 10.000 a Dieppe. Hervé Morin estime qu’il va falloir faire un effort d‘adaptation considérable pour que tout se passe bien.  

C’est très sérieux On pourrait voir dans les années à venir l’arrivée d ‘un bureau des légendes européen.

Les 27 ont décidé d’ouvrir une école d‘agents secrets. Le projet d’école européenne des services de renseignement sera menée par la Grèce et basée à Chypre. Il aura pour but de former des agents de renseignement dans toute l’UE en coopération avec les agences de sécurité nationales et l’OTAN. 

Evidemment face à ce genre de projet il y a toujours des grognons: Ses détracteurs soulignent  le fait que le centre de formation sera dirigé par les deux Etats  les plus proches de la Russie.

C’est toujours le bras de fer  entre Bruxelles et l’Italie. 

Ça coince toujours pour des questions de gros sous et de budget. L’Italie assume son budget, budget  toujours refusé par Bruxelles. La Commission devrait pas tarder a engager contre l’Italie une procédure pour déficit excessif. Au bout de la procédure des sanctions financières sont possibles. A moins que les deux camps finissent par trouver un terrain d ‘entente car le dialogue n’est pas rompu. Giuseppe Conte et Jean Claude Junker doivent se rencontrer aujourd’hui.

Dans l'agenda de la semaine 

Demain dimanche conseil européen extraordinaire à Bruxelles sur le Brexit. La déclaration politique dont je viens de parler devrait être adoptée par les 27. 

Mercredi en Grèce, une  Grève de 24H dans le secteur privé pour une revalorisation des salaires, la première depuis la fin des plans de soutien financier UE-FMI.  

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