A l’heure du salon aéronautique du Bourget une question revient : comment protéger les compagnies aériennes européennes contre la concurrence déloyale des compagnies du golfe ?

Le Boeing 777 -300 de Qatar Airways sur le tarmac du Bourget - 18 juin 2017
Le Boeing 777 -300 de Qatar Airways sur le tarmac du Bourget - 18 juin 2017 © AFP / Eric Piermont

Le contexte tout d’abord : les voyages aériens se sont considérablement développés depuis la création, il y a 25 ans, du marché unique de l'aviation. Le nombre de vols est passé de moins de 10 000 par jour en 1992 à environ 23 000 en 2016.

En outre, les passagers européens ont désormais accès à un plus grand nombre de destinations. Il existe aujourd'hui près de 7 400 liaisons, contre moins de 2 700 en 1992.

Sauf que cette ouverture a fait en quelque sorte entrer des loups dans la bergerie européenne.

Ces derniers mois, des compagnies comme Air France et Lufthansa ont tiré la sonnette d’alarme en dénonçant la concurrence déloyale des compagnies du golf massivement soutenue d’un point de vue financier par leurs Etats Actionnaires.

Ainsi, il y a un peu plus d’un an la commission européenne a annoncé sa nouvelle stratégie pour l’aviation européenne. Une première vraie prise de conscience qu’il était nécessaire de mettre en place des outils pour protéger les compagnies européennes. Le problème c’est que les compagnies du golf qui concurrencent de manière déloyale les compagnies européennes sont également de très bons clients de l’industrie européenne de l’aérien et en particulier d’Airbus.

Les outils à mettre en place pour sauvegarder nos compagnies sont donc compliqués à mettre en place, mais ils existent. C’est ce que nous explique le député européen Franc Proust.

Dans l'actualité européenne

  • A Chypre, des millions d'oiseaux sont tués illégalement chaque année par des braconniers.

Tout cela pour servir d'ingrédient à un plat traditionnel : l'Ambelopoulia. Selon la Société royale britannique de protection des oiseaux plus de deux millions trois cents mille oiseaux auraient été tués par des braconniers à l'automne 2016. Pour les associations de protection des animaux, ce braconnage est devenu une véritable industrie. Les trafiquants vendent la douzaine d'oiseaux à 40 euros à des établissements qui proposent ensuite l'assiette d'Ambelopoulia à environ 80 euros. Un braconnier bien organisé peut gagner des dizaines de milliers d'euros par an sans payer aucun impôt explique les autorités chypriotes.

  • En Suède, un centre commercial dédié aux seuls produits recyclés.

Les boutiques, ont chacune une spécialité et elles ne vendent que de la seconde main. Ce centre commercial est mitoyen d'un centre de tri de déchets. Ils sont sous le même toit. Le centre de tri alimente le centre commercial. La municipalité voulait combiner les deux activités en un seul lieu, pour des raisons environnementales et pratiques, tout en proposant mieux que des puces traditionnelles ou de simples boutiques d'occasion. En vitrine il y a de la décoration d'intérieur du mobilier, mais aussi des fleurs, des vêtements et des jouets pour enfants, des appareils électroniques, des articles de bricolage, ustensiles de cuisine, plats, assiettes, verres, cafetières.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.