Les pécheurs de la Manche et de l’Atlantique redoutent la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne. En cause : le principe de libre circulation.

Pécheurs en mer près de Narbonne
Pécheurs en mer près de Narbonne © AFP / Eric Cabanis

Principe de libre circulation qui s’applique sur terre, et s’applique également sur l’eau. Ainsi les pêcheurs Bretons, comme leurs homologues Allemands, Belges, Hollandais, Irlandais ou autres, ont un libre droit d’accès aux eaux britanniques très poissonneuses.

Les chiffres sont éloquents : la France est dépendante à 30% des eaux britanniques, la région Bretagne 50%. Les bateaux européens pêchent plus dans les eaux britanniques que les britanniques eux-mêmes. Entre 2011 et 2015, ils ont péché 700 000 tonnes de poissons et fruits de mer par an. Les britanniques n’ont sorti de leurs eaux que 92 000 tonnes. Pour la France, l’enjeu est considérable : la filière halieutique c’est un milliards d’euros par an de chiffre d’affaires.

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