Après le Portugal, c’est au tour de la Slovénie de prendre la présidence tournante de l’Union européenne, mais ses démêlés avec Bruxelles sur l’Etat de droit, la coopération avec le parquet européen et la liberté de la presse soulèvent des inquiétudes.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (à gauche), et le premier ministre slovène, Janez Jansa.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (à gauche), et le premier ministre slovène, Janez Jansa. © AFP / JURE MAKOVEC

La Slovénie n’est plus l’élève modèle de l’Europe qu’elle était en 2008 lorsqu’elle a pris pour la première fois la présidence de l’Union européenne. 

A l’époque son actuel premier ministre Janez Jansa était déjà au pouvoir mais il avait l’image de l’homme libéral qui conduisait vers la démocratie ce petit état de deux millions d‘habitants issu de l’ex-Yougoslavie.

Revenu au pouvoir l’an passé Janez Jansa donne désormais l’image d‘un homme qui veut s’affranchir de ses obligations européennes. Proche du hongrois Victor Orban il prône le respect des identités nationales, s’affiche avec un mouvement d’extrême droite italienne, multiplie les attaques contre la presse, il a refusé de désigner deux procureurs au parquet européens, enfin la semaine dernière des milliers de manifestants sont descendus dans la rue au cri de « stop au dictateur ».

Pour Lucas Macek, chercheur à l’institut Jacques Delors, cette présidence ne sera pas forcément mouvementée. 

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